Affaire Vincent Lambert: Le Conseil d'Etat confirme la décision d'arrêter les soins

FIN DE VIE Les parents, qui s’opposent à l’arrêt des soins, ont déjà annoncé avoir déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH)

20 Minutes avec AFP

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Rachel Lambert, la femme et tutrice de Vincent Lambert, à droite.
Rachel Lambert, la femme et tutrice de Vincent Lambert, à droite. — FRANCOIS GUILLOT / AFP

Le Conseil d’Etat a confirmé, ce mercredi, l’arrêt des soins de  Vincent Lambert. La plus haute juridiction administrative française a estimé que la décision collégiale d’arrêt des soins, prise le 9 avril 2018 par le CHU de Reims pour faire cesser un « acharnement thérapeutique » et contestée par une partie de la famille du patient, était légale. Fin janvier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait validé cette procédure d’arrêt des soins, qualifiant leur maintien d'« obstination déraisonnable ».

Quelques minutes seulement après que la décision du Conseil d’Etat a été connue, les parents de Vincent Lambert, via leur avocat, ont annoncé déposer un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). Sur « des fondements juridiques différents », les parents ont également saisi le Comité international de protection des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l’ONU.

Dix ans de combat

« La décision du Conseil d’État n’est donc pas définitive et la décision de provoquer la mort de Vincent Lambert ne peut pas être exécutée », ont affirmé les avocats Jean Paillot et Jérôme Triomphe. Les parents de Vincent Lambert, fervents catholiques qui se battent contre l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de leur fils tétraplégique, en état végétatif, avaient déjà saisi la CEDH après une décision du Conseil d’Etat en 2014 qui se prononçait également pour l’arrêt des soins.

La CEDH avait validé l’arrêt des soins en 2015. Vincent Lambert, tétraplégique, est en état végétatif depuis dix ans, et son cas est devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France.