«Gilets jaunes» dans le Vaucluse: Sursis requis à l'encontre du gérant d’un Leclerc accusé d'avoir renversé un manifestant

«GILETS JAUNES» Le vice-procureur de la République a requis du sursis à l’encontre du gérant d’un magasin Leclerc accusé d'avoir renversé un « gilet jaune » sur un rond-point près d’Avignon

A.M.

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Le vice-procureur a requis de la prison avec sursis à l'encontre du gérant d'un Leclerc qui avait renversé un «gilet jaune».
Le vice-procureur a requis de la prison avec sursis à l'encontre du gérant d'un Leclerc qui avait renversé un «gilet jaune». — JEAN-SEBASTIEN EVRARD AFP

Il assure ne l’avoir jamais vu. Le gérant du magasin Leclerc de Morières-lès-Avignon comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel Avignon, dans le Vaucluse, pour avoir renversé un « gilet jaune » le 8 décembre. Comme l’explique Le Dauphiné, il est accusé d’avoir renversé un manifestant qui bloquait la circulation sur le rond-point d’accès au magasin.

« J’ai fait un soleil »

« J’ai juste eu le temps de me retourner et de voir le véhicule arriver sur moi. J’ai fait un soleil et je me suis retrouvé à l’envers de ma position initiale », a expliqué à l’audience la victime. Cinq jours d’ITT lui avaient été prescrits après la collision.

Le gérant, défendu par Hervé de Lepineau, soutient ne pas avoir percuté le manifestant et assure : « Je n’ai rien vu ». Une explication qui n’a pas convaincu le vice-procureur Pierre Cramier qui a réclamé une peine de prison avec sursis et une suspension de permis de conduire de quatre mois à l’encontre du prévenu. Le jugement doit être rendu le 30 avril.