VIDEO. Alès : Après les vidéos de L214, le directeur de l'abattoir condamné à trois amendes de 400 euros

ANIMAUX Les associations sont scandalisées par la peine prononcée ce lundi

N.B. avec AFP

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Abattoir d'Alès, dans le sud de la France, le 15 octobre 2015
Abattoir d'Alès, dans le sud de la France, le 15 octobre 2015 — Pascal Guyot AFP

Le directeur de l'abattoir d'Alès (Gard) a été condamné lundi à trois amendes de 400 euros par le tribunal de police d’Alès, après la diffusion d’une vidéo de l’association L214 sur la souffrance animale, ayant eu un retentissement national en 2015.

C’est avec ces images clandestines dans l’abattoir municipal d’Alès qu’avait débuté la dénonciation d’une série de scandales sur les pratiques d’abattage en France.

Les associations scandalisées par les peines prononcées

Le tribunal de police a par ailleurs déclaré irrecevables les constitutions de parties civiles de plusieurs associations dont L214 et l’Alliance Anticorrida. Pour l’association L214, « cette peine est en effet dérisoire au regard des souffrances supplémentaires aiguës infligées aux animaux ». « La justice a envoyé aujourd’hui un message d’impunité qui normalise la maltraitance dans les abattoirs », a réagi lundi Claire Starozinski, présidente de l’Alliance Anticorrida, qui demande que le gouvernement instaure le contrôle vidéo obligatoire, au lieu d’avoir recours au volontariat des directeurs d’abattoirs, ne serait-ce que pour protéger les opérateurs d’éventuels dérapages.

Le procureur avait indiqué au cours de l’instruction que seules trois infractions sur les 175 relevées au cours de l’enquête avaient pu être poursuivies, en raison notamment du fait que les vidéos n’avaient pu être datées et que la prescription s’appliquait alors à la plupart des infractions, notamment pour les maltraitances et actes de cruauté.

« Aujourd’hui cela tient carrément du miracle qu’une audience se tienne avec ces trois contraventions de quatrième classe », pour « des infractions qui ont perduré jusqu’au dépôt de plainte », avait-il souligné. Le directeur de l’abattoir municipal avait nié à la barre les trois infractions, estimant que les installations étaient conformes.