Dijon: Trois jeunes interpellés alors qu’ils tentaient de rentrer par effraction dans la préfecture

ATTAQUE Trois jeunes, dont un mineur, ont été arrêtés samedi soir à Dijon après avoir détruit une des portes de la préfecture et tenté d’y pénétrer.

20 Minutes avec AFP

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Une voiture de police (illustration).
Une voiture de police (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

Samedi soir à Dijon, trois jeunes qui tentaient de pénétrer à l’intérieur de la préfecture de Police, après en avoir détruit une porte, ont été arrêtés, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. Parmi les interpellés figure un mineur.

Deux d’entre eux, âgés de 17 ans et de 19 ans, sont inconnus des services de police alors que le plus âgé, 21 ans, accuse « quelques antécédents » judiciaires mineurs pour des faits commis « sur le temps de sa minorité », a précisé la vice-procureure de Dijon, Claire Martineau. Visés par une enquête ouverte pour « dégradations en réunion sur biens d’utilité publique », ils devaient être présentés au parquet dans la journée.

Double porte vitrée brisée

« Vers 22h40, les bâtiments de la préfecture ont à nouveau fait l’objet d’une attaque », raconte la préfecture de Côte-d'Or dans un communiqué, rappelant qu’il y a une semaine, le bâtiment avait déjà été la cible de jets de « plusieurs cocktails Molotov » dans la nuit.

Une « Double porte vitrée » de la préfecture a été brisée mais « sans que les auteurs de cette attaque ne soient parvenus à entrer dans le bâtiment protégé par un rideau de fer », précise-t-elle. « Grâce à l’action rapide des forces de l’ordre et au témoignage de passants », les trois jeunes ont été appréhendés peu après les faits et placés en garde à vue.

Journée de tensions

Dijon a connu samedi une nouvelle journée de tensions à l’occasion de l’acte 21 des « gilets jaunes » qui ont été quelques centaines à défiler dans le centre. Selon la préfecture, « des billes d’acier » ont été tirées sur les forces de l’ordre et des « projectiles » lancés sur un tramway.

Sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à l’issue de la manifestation, selon le parquet.