Grasse: Elle avait laissé des chats mourir de faim, la présidente d'une association condamnée à de la prison ferme

JUGEMENT Elle écope aussi d’une interdiction définitive de détenir un animal ainsi que d’exercer un métier en rapport avec les animaux pendant 5 ans

F.B.

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Des associations étaient réunies devant le palais de justice de Grasse le 5 mars 2019
Des associations étaient réunies devant le palais de justice de Grasse le 5 mars 2019 — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Le tribunal de Grasse (Alpes-Maritimes) a suivi les réquisitions du parquet. Ce jeudi, Joëlle Moulard, la présidente d’une association de protection des chats, a été condamnée à 16 mois de prison, dont dix ferme, pour avoir laissé mourir de faim et de soif une vingtaine de félins, rapporte Nice-Matin.

Lors de l’audience, relatée le 5 mars par 20 Minutes, la procureure avait demandé la même peine adaptée au  « discernement altéré » de la prévenue, jugée pour cruauté envers les animaux.

La présidente de l'association Paradise cat's, le 5 mars 2019, au palais de justice de Grasse
La présidente de l'association Paradise cat's, le 5 mars 2019, au palais de justice de Grasse - F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Sa condamnation comprend également six mois d’emprisonnement avec sursis mise à l’épreuve pendant deux ans avec obligation de soins et de travail. Cette femme de 49 ans écope aussi d’une interdiction définitive de détenir un animal ainsi que d’exercer un métier en rapport avec les animaux pendant 5 ans.

Une soixantaine d’autres chats récupérés en piteux état

Le 15 novembre dernier, les gendarmes investissaient une villa de Biot, dont la présidente de Paradise cat’s venait d’être expulsée pour non-paiement des loyers, et y découvraient une scène « d’horreur ». Une vingtaine de cadavres de chats étaient retrouvés dans leurs excréments. Une soixantaine d’autres félins dénutris et porteurs de maladies avaient également été récupérés dans son appartement d’Antibes.

A la barre, lors d’une audience sous haute tension en présence de nombreux défenseurs de la cause animale, la femme avait tenté d’expliquer qu’elle s’était laissée déborder par une épidémie parmi les félins.

Les animaux récupérés en vie ont été confiés à plusieurs associations, qui s’étaient constituées parties civiles. Joëlle Moulard a été condamnée à les dédommager.