«Air Cocaïne»: Les avocats des deux pilotes plaident l'acquittement

JUSTICE Me Eric Dupont-Moretti et Antoine Vey ont demandé au nom de « l’honneur » l’acquittement de Bruno Odos et Pascal Fauret, les deux pilotes de l’affaire « Air Cocaïne »

20 Minutes avec AFP

— 

Bruno Odos et Pascal Fauret, les deux anciens pilotes impliqués dans l'affaire «Air Cocaïne», arrivent aux assises d'Aix-en-Provence en 2019
Bruno Odos et Pascal Fauret, les deux anciens pilotes impliqués dans l'affaire «Air Cocaïne», arrivent aux assises d'Aix-en-Provence en 2019 — Gérard Julien / AFP

Ils ont connu les geôles de la République dominicaine, puis la prison française : pour leurs avocats, qui ont plaidé mardi, les pilotes ​de l’affaire «Air Cocaïne» doivent être acquittés, une question « d’honneur » pour la justice et pour eux.

« Mythologie » et « constructions intellectuelles permanentes » pour Me Antoine Vey, « suivisme corporatiste », « justice détestable qui fonctionne à vide » pour son confrère Eric Dupond-Moretti… Les deux pénalistes ont tiré à boulets rouges sur l’accusation, au lendemain d’un réquisitoire de dix heures de l’avocat général devant la cour d’assises spéciale à Aix-en-Provence.

« Rétablir leur honneur »

Leurs clients, Bruno Odos, 59 ans, et Pascal Fauret, 58 ans, y comparaissent aux côtés de sept coaccusés pour un trafic international de cocaïne. Sept ans de prison ont été requis à l’encontre de ces deux hommes qui ont toujours clamé leur innocence, et jusqu’à 25 ans de réclusion contre les autres accusés. « Nous espérons que vous allez les acquitter pas uniquement au bénéfice du doute, mais pour rétablir leur honneur, c’est important pour des militaires », a plaidé Me Vey.

Les pilotes, interpellés le 19 mars 2013 alors qu’ils s’apprêtaient à faire décoller un Falcon 50 rempli de 700 kilos de cocaïne, ont fait 15 mois de prison en République dominicaine. Ils y ont été condamnés à 20 ans de prison par la justice locale, sont parvenus à s’enfuir clandestinement, et ont de nouveau été placés en détention préventive, cinq mois, en France. Ils comparaissent libres à leur procès.