Attentat de Nice: Soupçonné d'avoir joué un rôle d'intermédiaire, un troisième suspect remis en liberté

CONTROLE JUDICIAIRE Ce Tunisien de 34 ans est soupçonné d’avoir participé à la fourniture d'une arme au tueur

F.B. avec AFP

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Le camion examiné par les enquêteurs au lendemain de l'attentat de Nice qui a fait 86 morts sur la promenade des Anglais.
Le camion examiné par les enquêteurs au lendemain de l'attentat de Nice qui a fait 86 morts sur la promenade des Anglais. — Valery HACHE / AFP

Il est le troisième suspect mis en examen dans l’enquête sur l’attentat de Nice à recouvrer sa liberté. Brahim T., 34 ans, « a déposé une demande de remise en liberté à laquelle il a été fait droit le 29 janvier », a indiqué une source judiciaire ce lundi. Ce trentenaire, né en Tunisie, a été placé sous contrôle judiciaire dans l’attente du procès prévu fin 2020.

Mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, il avait été écroué le 16 décembre 2016. L’homme est soupçonné d’avoir joué le rôle d’intermédiaire entre un couple d’Albanais et un Franco-Tunisien, Ramzi Arefa, eux-mêmes suspectés d’avoir participé à la fourniture de l’arme au tueur, Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

Un neuvième suspect s’est suicidé en prison

Sur les neuf personnes mises en examen dans le cadre de l’enquête sur la tuerie qui a fait 86 morts et des centaines de blessés le soir du 14 juillet 2016, deux avaient déjà été libérées. La Franco-Albanaise Enkeledja Zace en novembre 2017 et Hamdi Zagar, un membre de l’entourage de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, en août 2018. Le neuvième suspect s’était suicidé en prison en juin 2018.

Si les investigations ont révélé une fascination du tueur pour l’ultra-violence et la propagande djihadiste, les enquêteurs s’interrogent sur une possible revendication opportuniste de son action par l’Etat islamique. L’enquête n’a pas permis de retrouver une profession de foi ou une marque d’allégeance du tueur au groupe djihadiste.