Nice: La justice saisie pour des «menaces, outrages et injures» envers des policiers après la chute de Geneviève Legay

JUSTICE Le directeur départemental de la Sécurité publique des Alpes-Maritimes a adressé un signalement au procureur de la République de Nice

Mathilde Frénois
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Geneviève Legay, 73 ans, a chuté dans la charge des policiers, samedi lors d'un rassemblement interdit à Nice.
Geneviève Legay, 73 ans, a chuté dans la charge des policiers, samedi lors d'un rassemblement interdit à Nice. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Les mots fusent sur les réseaux sociaux. Face à ce déchaînement de violence écrite envers les policiers après la chute de Geneviève Legay samedi à Nice, la justice a été saisie. Ce jeudi, le parquet a été rendu destinataire d’un signalement de la part du directeur départemental de la Sécurité publique des Alpes-Maritimes.

« Un certain nombre de publications postées sur Internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux sont de nature à constituer des menaces, des outrages et des injures à l’égard d’un fonctionnaire de police. Et de l’institution policière en général », explique à 20 Minutes le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre.

Des « comportements inacceptables »

Ces « menaces » ont été inscrites en réponse à une publication d’Arié Alimi, l’avocat de Geneviève Legay. Il y a publié la photo d’un policier pendant la charge qui avait pour but d’évacuer la place Garibaldi, interdite de manifestation samedi. C’est là que Geneviève Legay a chuté, se fracturant le crâne.

Alliance police nationale 06 s’inquiète de ce « déferlement de haine ». Dans un communiqué, le syndicat s’estime « choqué par le comportement de certains internautes, insultant et menaçant nos collègues » et « souhaite une justice intransigeante à l’égard des auteurs de ces comportements inacceptables ».

Une enquête en cours

Lundi après-midi lors d’une conférence de presse, le procureur Jean-Michel Prêtre avait indiqué que Geneviève Legay « n’est pas tombée toute seule » et qu’elle « n’a pas été touchée, frappée intentionnellement par quelqu’un, notamment par un agent de sécurité ». Une enquête est en cours depuis ce week-end.

Dans le même temps, la famille a sollicité le dépaysement de l’enquête dans un autre tribunal que celui Nice. Une demande justifiée par un manque d’objectivité du parquet local dans ce dossier « particulièrement sensible ».