Caen: Jusqu’à deux ans de prison pour quatre «gilets jaunes», condamnés pour des violences sur des gendarmes

CONDAMNATION Les quatre prévenus étaient jugés pour des violences commises en marge d’une manifestion dans l’agglomération caennaise le 29 décembre dernier

20 Minutes avec agences

— 

Le tribunal de Caen a condamné quatre « gilets jaunes ».
Le tribunal de Caen a condamné quatre « gilets jaunes ». — Capture d'écran/Google Maps

Quatre « gilets jaunes » ont été condamnés ce mercredi par le tribunal correctionnel de Caen ( Calvados) à des peines allant de six mois à deux ans de prison ferme. Ils avaient été incarcérés le 27 février dernier, notamment pour des dégradations et des violences commises le 29 décembre lors d’une manifestation de « gilets jaunes » dans l’agglomération de la ville normande. Huit gendarmes s’étaient vus prescrire des incapacités de travail d’un à trois jours.

 

Un prévenu jugé pour deux dossiers

Un commis boucher au chômage âgé de 25 ans a été condamné à un an ferme et six mois avec sursis pour cette manifestation. Seul prévenu à être jugé pour deux dossiers, il a écopé d’une année supplémentaire pour des faits similaires commis le 8 décembre.

Pour les faits du 29 décembre, un maçon surendetté de 50 ans, père de cinq enfants, a été condamné à dix mois ferme et huit avec sursis. Six mois ferme et six avec sursis ont été prononcés à l’encontre d’un métalleur de 30 ans. Enfin, un autoentrepreneur paysagiste de 31 ans, le seul à comparaître libre, a écopé de la même peine.

« C’est une participation choisie à un mouvement violent »

Le parquet a dénoncé « une violence extrême », « rarissime » face à des « gendarmes en nombre très réduits » et « pas équipés ». Ces derniers ont subi « trente minutes de caillassage » lors de la manifestation fin décembre. « C’est une participation choisie à un mouvement violent », a estimé la substitut de la procureur Mathilde Defretin, rappelant la présence de chariots « remplis de cailloux à ras bord ».

Les prévenus avaient tous déjà quelques condamnations à leur casier. Ils ont exprimé des regrets. Ils ont affirmé ne pas avoir visé les gendarmes mais seulement leurs véhicules. Plusieurs d’entre eux ont aussi expliqué avoir été « gazés » par les forces de l’ordre avant de jeter des pierres.