VIDEO. «Gilets jaunes» à Nice: Demande de dépaysement de l'enquête autour de la blessure de Geneviève Legay

PROCEDURE L’avocat des filles de la manifestante dénonce un manque d’objectivité du parquet local dans ce dossier « particulièrement sensible »

F.B. avec AFP

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Geneviève Legay avant la charge des policiers, samedi à Nice.
Geneviève Legay avant la charge des policiers, samedi à Nice. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

L’avocat des trois filles de Geneviève Legay, la manifestante de 73 ans  blessée dans une charge de police samedi dernier à Nice, a sollicité le dépaysement de l’enquête dans un autre tribunal que celui Nice. Une demande justifiée selon lui par un manque d’objectivité du parquet local dans ce dossier « particulièrement sensible ».

Le parquet général d’Aix-en-Provence devrait statuer rapidement. « A compter de la réception de cette demande, il peut être envisagé une décision sous huitaine », a-t-il indiqué. Les textes n’imposent aucun délai particulier.

 

« Le parquet s’est positionné dans les médias en faveur des forces de l’ordre visées par la plainte et n’est donc plus objectif dans le cadre de sa mission de mise en œuvre de l’action publique », expose Me Arié Alimi dans sa demande. Lundi, le procureur Jean-Michel Prêtre avait exclu que la manifestante ait été poussée par un policier.

Les trois filles de Mme Legay ont déposé plainte contre X pour « violences volontaires commises en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique, avec usage d’une arme, et sur personne vulnérable » et « subornation de témoin ». Elles visent également le préfet pour « complicité de violences volontaires aggravées ».

Toujours hospitalisée, la septuagénaire souffre de multiples fractures du crâne et les médecins lui ont découvert mardi cinq côtes fracturées, repoussant l’éventualité d’une sortie de l’hôpital où elle avait été admise avec un pronostic réservé.