Rennes: Le CHU condamné à verser 300.000 euros à la famille d’un patient décédé

JUSTICE Un homme était mort en 2011 après avoir contracté une maladie nosocomiale

J.G. avec AFP

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Illustration d'une ambulance de secours du Samu, ici au CHU de Rennes.
Illustration d'une ambulance de secours du Samu, ici au CHU de Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

Le tribunal administratif vient de condamner le CHU de Rennes à verser près de 300.000 euros à la famille d’un patient décédé en 2011. L’homme, âgé de 51 ans et père de deux enfants, avait été hospitalisé le 23 juillet 2011 pour y subir une transplantation cardiaque. Il était décédé d’une pneumonie quatre jours plus tard après avoir contracté une infection nosocomiale.

Dans leurs conclusions, les experts ont estimé que le diagnostic de pneumonie avait été effectué tardivement et que le traitement antibiotique administré n’était pas adapté à l’état du patient. Selon eux, « le diagnostic et le traitement de l’infection n’ont pas été conformes aux règles de l’art et aux données acquises de la science à l’époque où ils ont été dispensés ».

L’Oniam condamné à verser la même somme

Le CHU avait de son côté contesté l’appréciation des experts, soutenant à l’audience « n’avoir commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité ». L’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam) a également été condamné à verser la même somme à la famille de la victime au titre de la solidarité nationale.

Interrogé par l’AFP, l’avocat du CHU, Michel Poignard a indiqué que l’établissement se réservait la possibilité de faire appel dans les deux mois qui suivent la notification du jugement, réceptionné ce mercredi.