VIDEO. «Gilets jaunes» à Nice: «Elle est sur tous les fronts», qui est Geneviève Legay, militante blessée samedi?

JUSTICE La Niçoise présente plusieurs fractures au crâne après une chute dans la charge des policiers. Sa famille annonce qu’elle va porter plainte

Mathilde Frénois

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Geneviève Legay, militante, avec son drapeau pour la paix pendant la manifestation de samedi 23 mars.
Geneviève Legay, militante, avec son drapeau pour la paix pendant la manifestation de samedi 23 mars. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

Geneviève Legay est une figure du militantisme niçois. Alors quand elle a entendu que la manifestation des « gilets jaunes » était interdite samedi à Nice, elle a souhaité aller défendre ses droits. Prise dans une charge des policiers alors qu’elle se trouvait dans un secteur interdit au rassemblement, Geneviève Legay s’est retrouvée au sol, blessée à la tête. Ses proches annoncent qu’ils vont porter plainte. Une enquête a été confiée à la sûreté départementale, indique ce dimanche le parquet de Nice à 20 Minutes.

« Nous déposerons plainte pour violences volontaires avec arme et en réunion par personnes dépositaires de l’autorité sur personnes vulnérables. Et contre le préfet pour complicité », confirme son avocat Arié Alimi. Evacuée par les pompiers vers l’hôpital Pasteur, Geneviève Legay a plusieurs fractures au crâne et son oreille interne est touchée.

« Particulièrement pacifique »

« Elle est sur tous les fronts, explique Cédric Herrou, la figure de l’aide aux migrants dans la vallée de la Roya qui la côtoyait sur certaines actions. Elle était dans le restaurant associatif de Nice, Le Court Circuit, et à Attac 06. Elle est pacifique. A son âge, tu n’as pas trop le choix. » A 73 ans, Geneviève Legay est à la retraite.

Elle était aussi militante pour la Face (fondation agir contre l'exclusion), la CGT et le mouvement politique de gauche écologiste Ensemble. « Elle est engagée, et particulièrement pacifique », confirme son avocat. « Elle est aussi dans le mouvement féministe et dans un collectif contre le racisme », ajoute sa collègue d’Attac 06 Elisabeth Noterman. Un autre membre d’Attac, Philippe Carenzo, poursuit : « Samedi, elle manifestait avec le drapeau de la paix, fait-il remarquer. Elle était là pour lutter contre l’interdiction de manifester. »