Nancy: Une femme porte plainte après avoir failli mourir lors d'un saut en élastique

FAITS DIVERS Le tribunal de Nancy en Lorraine doit juger la responsabilité d'une association organisatrice de sauts à l'élastique. Il y a trois ans, une jeune femme s'est grièvement blessée, ses sangles de sécurité étaient mal fixées

A.F.

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La décision a été mise en délibéré au 29 avril.
La décision a été mise en délibéré au 29 avril. — M.Libert / 20 Minutes

« J’ai cru que j’allais mourir ». L'Est Républicain rapporte les propos de la plaignante lundi devant le tribunal de Nancy. Il y a trois ans, Alexia, une jeune femme de 19 ans décide de sauter à l’élastique avec son compagnon.

Pendant le saut, les sangles qui maintiennent ses chevilles à l’élastique se défont. La jeune Lorraine a porté plainte contre l’ancien directeur de l’association qui proposait cette activité près du lac de Favières en Meurthe-et-Moselle.

Le temps était idéal

Tout aurait dû se passer sans encombre. Il faisait beau, et chaud, le vent ne soufflait pas et Alexia et son compagnon ont déjà effectué un saut par le passé. Ils décident de tenter un saut de 60 m depuis la nacelle d’une grue. Le saut du jeune homme se passe sans encombre, Alexia, elle, va vivre un cauchemar. Pendant le saut, les sangles qui maintiennent ses chevilles à l’élastique se défont. La sangle de secours lui sauve la vie, mais la jeune femme va se blesser aux chevilles, aux genoux, sans compter les ecchymoses et contusions. Elle aura 30 jours d’arrêt de travail. Elle devra marcher avec des béquilles pendant plusieurs mois.

Elle souffre encore aujourd’hui de douleurs aux articulations. L’avocat de la plaignante insiste sur le manque de professionnalisme de l’association. Alexia avait signalé plusieurs fois que les sangles lui paraissaient mal fixées

Après l’accident, les organisateurs n’ont pas stoppé l’animation. L’ex-président de l’association n’a pas répondu à la convocation du tribunal pour s’expliquer. La décision est mise en délibéré au 30 avril prochain.