Mayotte: Le président du conseil départemental mis en examen

ENQUETE Neuf hauts cadres administratifs avaient également été placés en garde à vue en même temps que le président du département

20 Minutes avec AFP

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Le tribunal de Nîmes (illustration).
Le tribunal de Nîmes (illustration). — N. Bonzom / Maxele Presse

Dans le cadre d’une enquête sur les conditions de recrutement de hauts cadres du département, le président du conseil départemental de Mayotte, Soihabadine Ibrahim Ramadani, a été  mis en examen, ce mardi, a indiqué le procureur de la République, Camille Miansoni, sans préciser les chefs de mise en examen.

En garde à vue depuis lundi, le président du département a été placé sous contrôle judiciaire selon le procureur, qui n’était pas en mesure mardi soir d’en préciser les obligations.

Des irrégularités dans les recrutements, les avancements de carrière et le régime indemnitaire

Mardi matin, le procureur avait précisé que sur les neuf hauts cadres administratifs placés également en garde à vue depuis lundi en même temps que le président du département, trois ont été mis en examen pour « recel de prise illégale d’intérêts » et placés sous contrôle judiciaire. Quatre ont été relâchés. Deux autres étaient toujours en garde à vue mardi matin. Le procureur avait indiqué lundi « qu’il leur est reproché des faits de prise illégale d’intérêts, recel de prise illégale d’intérêts et des faits de discrimination autour du recrutement de hauts cadres du département ».

Des personnes avaient porté plainte, considérant qu’elles « avaient été évincées du recrutement pour des motifs qui n’étaient pas liés à leur compétence ». En avril 2018, un rapport de la chambre régionale des comptes avait dénoncé une gestion défaillante des ressources humaines au sein du conseil départemental, évoquant notamment des irrégularités dans les recrutements, les avancements de carrière et le régime indemnitaire.