Loir-et-Cher: Sept hommes aux assises pour un double assassinat sordide

FAITS DIVERS Les corps des victimes ont été découverts dans une fourgonnette en mars 2015, enroulés dans des couvertures et les têtes enveloppées dans des sacs-poubelle

20 Minutes avec agence

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Cour d'assises, illustration.
Cour d'assises, illustration. — Wikimedia commons / A.Cilia

Sept accusés, 13 avocats, 9 jours de débats : le procès qui s’ouvre ce mardi à Blois s’annonce particulièrement dense. La cour d’assises se penche sur l'assassinat de deux cousins tués par balles, rapporte France Bleu. Le drame aurait pour origine un différend lié au trafic de stupéfiants.

Deux cadavres découverts dans une fourgonnette

Les faits remontent au 10 mars 2015. Ce jour-là, les gendarmes d’Herbault (Loir-et-Cher) s’apprêtent à contrôler une camionnette mais le conducteur prend la fuite. Ce dernier s’embourbe finalement dans un petit chemin de terre, continue à pied et parvient à échapper aux militaires.

Les gendarmes vont rapidement comprendre pourquoi l’homme s’est enfui. A l’intérieur du véhicule, ils découvrent deux cadavres, les corps enroulés dans des couvertures et les têtes enveloppées dans des sacs-poubelle. Il s’agit de deux cousins originaires d’Orléans et âgés de 20 et 35 ans. Ils ont été abattus de plusieurs balles dans la nuque.

Le principal suspect clame son innocence

Le lendemain, un habitant de Blois âgé de 27 ans se présente à la gendarmerie et s’accuse du double meurtre. Il est mis en examen mais les enquêteurs de la section de recherches d’Orléans poursuivent leurs investigations, convaincus qu’il n’a pas pu agir seul notamment car il est amputé d’une main.

En mai 2015, ils interpellent six individus dans le Loir et Cher et en région parisienne. Parmi eux, un homme de 27 ans qui louait à Blois l’appartement dans lequel le double assassinat aurait été commis. Détenu depuis près de 4 ans, il clame son innocence.

Les deux accusés âgés de 27 ans sont jugés pour les assassinats. Les cinq autres comparaissent pour modification du lieu d’un crime et recel de cadavres, selon le procureur de Blois cité par France Bleu. Le procès doit durer jusqu’au 22 mars.