L'octogénaire empoisonnée discute avec son avocat sur le parvis du palais de justice de Nice, le 4 mars 2019
L'octogénaire empoisonnée discute avec son avocat sur le parvis du palais de justice de Nice, le 4 mars 2019 — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

VERDICT

Nice: Il empoisonne l’occupante de son viager, un quadragénaire condamné à 20 ans de prison

Un voisin de la femme, partie civile, avait aussi terminé aux urgences après avoir ingérer de l'atropine à son insu

  • Olivier Cappelaere était accusé d’avoir voulu, à trois reprises début 2015, empoisonner Suzanne Bailly, l’occupante d’un de ses appartements achetés en viager.
  • La cour d’assises des Alpes-Maritimes l’a condamné ce mercredi soir à 20 années d'emprisonnement.
  • L’homme de 49 ans est mis en examen dans une autre affaire d’empoisonnement, fatal cette fois-ci.

Oui, pour les jurés, Olivier Cappelaere a bien essayé de se débarrasser de l’occupante de l’un de ses appartements acheté en viager. Cet homme de 49 ans, « passionné par l’immobilier » selon sa femme et animé « par la peur de manquer d’argent » d’après un expert, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle ce mercredi soir par la cour d’assises des Alpes-Maritimes. Son avocat, Me Bernard Ginez, a fait savoir à 20 Minutes qu’il allait faire appel de ce verdict. Le quadragénaire est mis en examen pour un autre «  empoisonnement avec préméditation », fatal cette fois-ci.

Malgré ses dénégations et son aplomb, cet ancien chef d’entreprise, en difficulté financière au moment des faits, n’a pas convaincu la cour. « Je ne reconnais pas ces faits. Depuis quatre ans, on m’a insulté, traité de tout et du pire. On m’a traîné dans la boue. On m’a humilié », expliquait-il lundi en ouverture de son procès.

Trois longs séjours à l’hôpital début 2015

Olivier Cappelaere était accusé d’avoir voulu, à trois reprises début 2015, tenté d’empoisonner Suzanne Bailly, âgée aujourd’hui de 89 ans, en lui faisant ingérer de l’atropine à son insu. Mortelle à haute dose, la substance retrouvée au domicile d’Olivier Cappelaere et de son épouse dans un collyre vétérinaire avait été détectée dans une bouteille d’eau minérale le 7 avril 2015 alors que l’octogénaire était hospitalisée pour la troisième fois. Un voisin, qui avait lui même goûté à cette eau contaminée, terminait lui aussi aux urgences. Il était également sur le banc des parties civiles.

Olivier Cappelaere encourait la réclusion criminelle à perpétuité. En fin de matinée, le parquet avait requis 20 ans de prison à son encontre. C’est finalement la peine qui lui a été infligée.

Un autre empoisonnement en question

Mais le quadragénaire n’en a pas fini avec la justice qui le soupçonne d’être un empoisonneur en série. L’homme est mis en examen dans une autre affaire. Des traces d’atropine ont été également retrouvées dans le corps d’une vieille dame décédée en 2014 et qui avait fait d’Olivier Cappelaere son légataire universel.

La justice avait ordonné son exhumation après la révélation de la première affaire. Des investigations sont toujours en cours en vue d’un nouveau procès.