Grasse: La présidente d'une association de défense des animaux jugée... pour cruauté envers les animaux

PROCES Une vingtaine de cadavres de chats et une soixantaine d’autres félins amaigris avaient été découverts à ses domiciles

Fabien Binacchi

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Illustration d'un chat.
Illustration d'un chat. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

Une véritable vision d’horreur. C’est ce qu’ont eu des gendarmes en découvrant une vingtaine de cadavres de chats dans une maison de Biot (Alpes-Maritimes), en novembre dernier. Près d’une soixantaine d’autres félins encore vivants mais très amaigris ont également été retrouvés dans un appartement d’Antibes.

Le comble ? Ses habitations étaient au nom de la présidente de Paradise Cats, une association de protection des animaux abandonnés. Cette femme de 59 ans devrait être jugée par le tribunal correctionnel de Grasse ce mardi après-midi.

Discernement altéré

« Elle est poursuivie pour mauvais traitements, sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique », relève Fabienne Atzori. La procureure de la République de Grasse précise déjà que « le discernement » de la responsable associative, en contrôle judiciaire depuis la découverte des faits, « est altéré, selon l’expertise ».

Les chats récupérés en novembre avaient été confiés à d’autres associations, et notamment la SDA de Nice, qui avaient lancé un appel aux dons.