Tags antisémites dans le RER C: Le suspect jugé ce samedi à Paris

RER C L’homme a reconnu les faits lors de son interpellation et admis être l’auteur d’une cinquantaine de tags

20 Minutes avec AFP

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Les voies de la ligne C du RER à Paris. (Illustrations)
Les voies de la ligne C du RER à Paris. (Illustrations) — LaurentVu/SIPA

Interpellé en milieu de semaine, le sexagénaire soupçonné d’être l’auteur d’une cinquantaine de tags à caractère antisémite sur la ligne du RER C doit être jugé ce samedi à Paris pour « dégradations de biens d’utilité publique ».

L’homme, un employé du conseil départemental des Yvelines selon plusieurs médias, a été déféré vendredi soir au parquet de Paris qui a décidé de la faire juger en comparution immédiate samedi après-midi devant le tribunal de grande instance de Paris.

Interpellé en flagrant délit

Si ce dernier demande le renvoi à une date ultérieure, le tribunal devra statuer sur son éventuel placement en détention provisoire dans l’attente de son procès. Une autre procédure judiciaire, pour « provocation à la haine raciale », se poursuit par ailleurs à son encontre.

Il avait été interpellé mercredi en flagrant délit par des agents de la sûreté ferroviaire peu après 6 heures du matin en gare de Versailles Rive Gauche, avait indiqué une porte-parole de SNCF Transilien. Les jours précédents de nombreux tags antisémites (croix gammées et insultes) inscrits sur les murs des gares ou des trains du RER C avaient été relevés par la SNCF.

Le suspect reconnaît une cinquantaine de tags

Il y a très vite eu « une forte présomption » qu’un seul homme était l’auteur de ces graffitis, réalisés sur une dizaine de jours, avait précisé une porte-parole de la SNCF. Des agents de la sûreté ferroviaire ont alors visionné la vidéosurveillance et ont repéré un homme agissant au petit matin sur des armoires électriques.

Le suspect a aussitôt reconnu les faits et a admis « une cinquantaine de tags », a déclaré la porte-parole.