Affaire «Air Cocaïne»: Plusieurs pilotes viennent défendre leurs collègues au procès

JUSTICE Au cœur du procès « Air Cocaïne » devant la cour d’assises spéciales d’Aix-en-Provence, les deux pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret ont été défendus par leurs collègues

M.Cei. avec AFP

— 

Bruno Odos et Pascal Fauret, les deux anciens pilotes impliqués dans l'affaire «Air Cocaïne», arrivent aux assises d'Aix-en-Provence en 2019
Bruno Odos et Pascal Fauret, les deux anciens pilotes impliqués dans l'affaire «Air Cocaïne», arrivent aux assises d'Aix-en-Provence en 2019 — Gérard Julien / AFP

Ce jeudi, plusieurs pilotes sont venus défendre leurs deux collègues accusés dans le procès «Air Cocaïne», à Aix-en-Provence, quand d’autres ont relativisé leurs propos plus qu’embarrassants tenus devant les enquêteurs.

Bruno Odos et Pascal Fauret, arrêtés à Punta Cana, en 2013, en République dominicaine, avec 700 kg de drogue à bord, « sont un peu victimes du fait d’être pilotes d’aviation d’affaire, où le maître mot est discrétion », a assuré Michel Letaconnoux, 62 ans, instructeur.

« Le client est roi »

« Ça nous arrive de voir des chargements, des comportements bizarres, mais on a pour habitude de ne pas poser de questions », a-t-il ajouté, devant la cour d’assises spéciale des Bouches-du-Rhône, rappelant cette fois, en Afrique, où « l’appareil (était) chargé jusqu’au plafond : on appelle la compagnie, pour elle c’est OK, alors on y va ».

Questionné sur la possibilité qu’il ait transporté des stupéfiants à son insu, un jeune pilote âgé de 33 ans a concédé que « ce n’est pas impossible » : « Je ne l’exclus pas, comme tous les pilotes. On fait confiance au contrôle et aux douanes ». « Le client est roi dans l’aviation privée, il est difficile de poser des questions », a-t-il assuré, comme ses collègues.

​​​​