Bretagne: Le blogueur ultranationaliste Boris Le Lay encore condamné à de la prison ferme

JUSTICE Il avait pris pour cible sur son site un conseiller municipal de Callac dans les Côtes-d’Armor

J.G.

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Boris Le Lay est soupçonné d'être l'administrateur d'un site ouvertement raciste, antisémite et antimusulman.
Boris Le Lay est soupçonné d'être l'administrateur d'un site ouvertement raciste, antisémite et antimusulman. — Capture d'écran YouTube.

Le casier judiciaire de Boris Le Lay s’alourdit encore. Déjà condamné plus d’une dizaine de fois pour « injures publiques et raciales », « incitation à la haine » ou « menaces de mort », le blogueur ultranationaliste breton était une nouvelle fois jugé mardi devant le tribunal correctionnel de Rennes, rapporte Ouest-France.

Les coordonnées de l’élu publiées sur internet

Absent à l’audience comme à chaque fois, cette figure de la «fachosphère» devait cette fois répondre du délit de provocation publique à la discrimination. Fin 2017, le blogueur avait pris à partie sur son site Breizh Atao un conseiller municipal de Callac (Côtes-d’Armor), connu pour son soutien à l’accueil des réfugiés.

L’élu avait été qualifié par Boris Le Lay de « brigand communiste » qui « conspire pour imposer des clandestins musulmans dans la commune ». Les coordonnées téléphoniques et l’adresse de l’élu avaient également été publiées sur le site. En fuite depuis plusieurs années, Boris Le Lay, qui serait réfugié au Japon, a été condamné à un an de prison ferme.