Affaire Grégory: La Cour de cassation juge la garde à vue de 1984 de Murielle Bolle «inconstitutionnelle»

DROIT La Cour de cassation renvoie les parties devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris

F.F. et V.V. avec AFP

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Murielle Bolle en 1993.
Murielle Bolle en 1993. — CHESNOT/SIPA

La Cour de cassation a estimé ce mardi que la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 avait été effectuée en application de dispositions « inconstitutionnelles ». La cour renvoie les parties devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

« Il faudrait surtout que l’on arrête de l’ennuyer avec toute cette affaire maintenant », a déclaré Emmanuel Piwnica, avocat de Murielle Bolle devant la Cour de cassation qui se dit « satisfait » par la décision.

De nouveaux rebondissements en 2017

Placée en garde à vue quelques jours après la mort de Grégory Villemin, retrouvé dans une rivière des Vosges le 16 octobre 1984, Murielle Bolle, alors mineure, avait accusé son beau-frère Bernard Laroche d’avoir kidnappé le petit garçon de 4 ans en sa présence.

L’adolescente avait ensuite répété ses propos devant le juge d’instruction, avant de se rétracter en dénonçant la pression des gendarmes.

Aujourd’hui encore, cette volte-face reste au cœur de l’enquête. Celle-ci a connu un rebondissement spectaculaire en juin 2017 avec les mises en examen de Murielle Bolle et du couple Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, pour le rapt mortel de l’enfant – poursuites annulées depuis pour des questions de procédure.