Murielle Bolle en 1993.
Murielle Bolle en 1993. — CHESNOT/SIPA

MURIELLE BOLLE

VIDEO. Affaire Grégory: Murielle Bolle fixée mardi sur sa garde à vue de 1984

Le Conseil constitutionnel avait récemment estimé que ses droits fondamentaux en temps de mineure n'avaient pas été respectés lors de la garde à vue

La Cour de cassation dira mardi quel sort elle réserve à l’une des pierres angulaires de l’affaire Grégory, la garde à vue de Murielle Bolle en 1984, que le Conseil constitutionnel a récemment frappée d'inconstitutionnalité. Les « Sages » avaient estimé que ses droits fondamentaux de mineure n’avaient pas été respectés à l’époque, la loi d’alors ne prévoyant pas de garanties telles que la notification du droit de se taire ou la présence d’un avocat en garde à vue.

 

Elle s’était retrouvée en garde-à-vue quelques jours après la mort de Grégory Villemin, retrouvé dans une rivière des Vosges le 16 octobre 1984. Murielle Bolle avait alors accusé son beau-frère Bernard Laroche d’avoir kidnappé le petit garçon de 4 ans en sa présence, des propos qu’elle avait répété devant le juge d’instruction, avant de se rétracter en dénonçant la pression des gendarmes.