Firminy: Le maire condamné à un mois de prison avec sursis pour agression sexuelle

PROCES Le procureur de la République avait demandé un an avec sursis

C.G. avec AFP

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Illustration de la balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration)
Illustration de la balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration) — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Marc Petit, le maire de Firminy (Loire) a été condamné jeudi à un mois de prison avec sursis pour agression sexuelle. Son nom ne sera toutefois pas inscrit dans le fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Le procureur de la République avait demandé un an avec sursis.

L’élu était poursuivi par une employée du conseil général du Puy-de-Dôme. Elle accusait Marc Petit d’avoir tenté de l’embrasser en lui saisissant la nuque et de lui avoir touché la poitrine, lors d’un déplacement professionnel en juillet 2016 à Istanbul.

Le flou sur la suite du mandat

Une délégation de la Loire et une autre du Puy-de-Dôme s’étaient rendues sur place afin de défendre la candidature de la chaîne des Puys d'Auvergne à l'Unesco. Les deux groupes s’étaient retrouvés coincés à l’hôtel en raison d’une tentative de coup d’Etat contre le président turc.

La victime avait expliqué que le maire avait profité de cette situation pour la séduire dans un couloir. Ce qu’il a toujours contesté.

Marc Petit a également été condamné à lui verser 2.500 euros au titre du préjudice moral. Il « doit réunir en fin de journée le conseil de majorité pour faire part de ses intentions concernant la suite du mandat », selon une adjointe PS de la commune présente à l’énoncé du jugement, pour qui l’élu « va devoir assumer sa condamnation ».

« M. Petit est très tactile, il y a peut-être des moments où il faut se contenter de serrer les mains », avait lancé à l’audience, le 24 janvier, le procureur.