«Gilets jaunes»: Christophe Dettinger, le boxeur, condamné à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté

PROCES Le procureur avait requis trois ans (dont un avec sursis) avec mise à l’épreuve et demandé le maintien en détention du prévenu

20 Minutes avec AFP

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L'ancien boxeur Christophe Dettinger (à droite) est accusé d'avoir agressé deux gendarmes lors d'une manifestation des «gilets jaunes» à Paris, le 5 janvier 2019.
L'ancien boxeur Christophe Dettinger (à droite) est accusé d'avoir agressé deux gendarmes lors d'une manifestation des «gilets jaunes» à Paris, le 5 janvier 2019. — ISA HARSIN/SIPA

L’ex-boxeur Christophe Dettinger a été condamné mercredi à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté, et 18 mois de sursis avec mise à l’épreuve pour avoir violemment frappé deux gendarmes le 5 janvier lors de l’acte 8 des « gilets jaunes ». Le tribunal l’a également condamné à une interdiction de séjour à Paris pendant six mois, et à indemniser ses victimes, respectivement à hauteur de 2.000 et 3.000 euros.

Le procureur avait requis trois ans dont un de sursis avec mise à l’épreuve et demandé le maintien en détention du prévenu, pour un geste d’une « violence inouïe » contre deux gendarmes, dont l’un s’est vu prescrire 2 jours d’ITT et l’autre n’a toujours pas repris le travail, après quarante jours.

Christophe Dettinger a dit regretter son geste

« M. Dettinger, cela veut dire que ce soir vous dormez en prison. D’ici cinq jours, vous passerez devant le juge d’application des peines d’Evry, qui va mettre en place un régime de semi-liberté : vous dormirez en prison, mais vous pourrez continuer à travailler », a expliqué la présidente. La joie a éclaté à l’extérieur de la salle, une fois la « bonne nouvelle » digérée par la famille et les proches du « boxeur ». Chants et sifflets.

A la barre, Christophe Dettinger a dit regretter son geste : « J’ai voulu empêcher une injustice et j’en ai créé une autre », a-t-il dit, cherchant à expliquer un moment de colère (2 minutes 30) face à la « violence » des forces de l’ordre, samedi après samedi. Le « boxeur » a répété qu’il n’était pas un « sale gitan, un casseur de flics ». Il a fini par demander « pardon », parce qu’il a compris quelque chose aujourd’hui : ce qu’il a fait lui restera toute sa vie, mais « ce sera aussi le cas pour ces gendarmes et leurs familles ».