Grand Est : Deux bandes de motards rivales, quatre mises en examen

JUSTICE Quatre motards affiliés à la bande de motards des Bandidos ont été interpellés et placé en examen après une rixe avec une autre bande rivale en 2018. Un cinquième motard a tiré sur le Raid…

G.V. avec AFP

— 

Illustration. Blouson d'un Bandidos.
Illustration. Blouson d'un Bandidos. — Ted S. Warren/AP/SIPA

​Ils ont passé la ligne jaune. Après une rixe en 2018 avec une autre bande de motards rivale, sur fond de « guerre de territoires », quatre bikers ont été interpellés lundi. Ils sont affiliés à la bande des motards des Bandidos. Pour rappel, des blousons avaient été volés à la bande rivale lors de la bagarre. « Un crime de lèse-majesté, le vol suprême. Voler un blouson, c’est voler les couleurs du gang », a précisé la police. Les quatre suspects, un manutentionnaire, un tatoueur, un gérant de société et un ouvrier métallurgiste, habitent différents départements du Grand Est. Ils ont finalement été mis en examen mardi et mercredi pour « vol avec violence en réunion et détention d’armes », a indiqué à l’AFP François Pérain, procureur à Nancy. Trois d’entre eux étaient connus de la justice pour des faits de violence.

Il tire sur le Raid avec un 357 Magnum

Lors de l’intervention de la police, le responsable du club Bomber-Raiders (Haute-Marne), affilié aux Bandidos, « s’est muni d’un pistolet 357 Magnum et a fait feu à plusieurs reprises sur la colonne du Raid » venue l’interpeller à son domicile, à Saint-Dizier. Les forces de l’ordre ont riposté et l’ont blessé à l’épaule. Il est écroué pour « tentative d’homicide », selon la police et sera entendu ultérieurement dans l’affaire de violences.

Selon le SRPJ de Nancy, « il existe une vraie culture des gangs de motards dans le Grand Est entretenant des liens avec la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne ».