«Gilets jaunes» en Vendée: Six incendiaires de radars condamnés

JUSTICE Trois hommes et trois femmes entre 31 et 51 ans ont été condamnées, lundi à La Roche-sur-Yon

J.U.
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Un radar hors service après avoir été incendié. Ici en janvier 2018 sur le bord de la rocade de Rennes.
Un radar hors service après avoir été incendié. Ici en janvier 2018 sur le bord de la rocade de Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

De la prison, jusqu’à 4 mois ferme pour certains. C’est le type de peine qu’ont écopé trois hommes et trois femmes, lundi. Agées entre 31 et 51 ans, ces « gilets jaunes » étaient jugés devant le tribunal de La Roche-sur-Yon pour avoir dégradé deux radars, dans le nord et l’est de la Vendée, certains par incendie. Les faits s’étaient déroulés en une nuit, entre le 16 et le 17 janvier derniers : une douzaine d’appareils avaient été pris pour cible. A la suite d’une enquête, une dizaine de suspects ont été placés en garde à vue, depuis jeudi dernier.

Selon le journal Ouest-France, le principal prévenu a été condamné à huit mois de prison, dont quatre avec sursis. Trois autres ont été condamnés à six mois de prison avec sursis. Les dommages financiers réclamés par l’État « feront l’objet d’une prochaine audience fixée ultérieurement », indique le quotidien.

Grosse facture

Selon la préfecture, il faut compter 500 euros pour un tag ou une vitre cassée. Pour remplacer l’intégralité de l’appareil, la facture monte à 60.000, voire à 200.000 euros selon le modèle. Les auteurs de ces faits s’exposaient à une peine de prison pouvant aller « jusqu’à dix ans » et au versement de dommages et intérêts, avait rappelé le préfet de Vendée, alors que plus de 60% des radars routiers ont été pris pour cible en France, depuis le début du mouvement des gilets jaunes.