Nice : Une enquête menée pour non dénonciation de mauvais traitement au sein du club de gym du Cavigal

JUSTICE La procédure est lancée après la mise en examen et la détention d’un entraîneur de gymnastique du Cavigal pour agressions sexuelles

Mathilde Frénois

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Le palais de justice de Nice ce mercredi après-midi.
Le palais de justice de Nice ce mercredi après-midi. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes

C’était il y a exactement deux semaines. Un entraîneur de gymnastique du  Cavigal de Nice était mis en examen puis en détention pour agression sexuelle sur mineur par personne ayant autorité, harcèlement sexuel et violence sur mineur sans incapacité de travail. Le parquet de Nice mène également une enquête contre X pour non-dénonciation de mauvais traitement.

Pour le moment, six plaintes ont été formalisées auprès du parquet de Nice pour des actes à caractère sexuel dans le cadre de l’entraînement et des déplacements, « une vie collective dont l’entraîneur est l’épicentre », indique le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre.

La fédération française souhaite être partie civile

« Il s’agit d’une affaire qui ne comporte peut-être pas uniquement la mise en cause de cet entraîneur mais aussi d’autres personnes, poursuit-il. Les faits de violence sur mineurs de moins de 15 ans, s’ils sont portés à un adulte, doivent être révélés pour qu’ils soient stoppés. »

Dans un communiqué, « le président de la Fédération française de gymnastique, James Blateau, a immédiatement souhaité que la FFGym se constitue partie civile dans cette affaire. Une démarche qui s’inscrit dans la suite logique des actions mises en œuvre par la FFGym afin d’accompagner les gymnastes victimes de comportements déviants. »