VIDEO. Procès Nemmouche: Un expert fait vaciller la thèse de la défense sur l'ADN

TERRORISME Les avocats de Mehdi Nemmouche martèlent depuis le début du procès que leur client n’est pas l’auteur de l’attentat perpétré en 2014 au Musée juif de Bruxelles

20 Minutes avec AFP

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Un expert spécialiste de l'ADN a démonté la thèse des avocats de Mehdi Nemmouche.
Un expert spécialiste de l'ADN a démonté la thèse des avocats de Mehdi Nemmouche. — Benoit PEYRUCQ / AFP

Sans ADN, pas de preuve. C’est ce que défendent, depuis l’ouverture du procès de l’attentat du musée juif de Bruxelles, les avocats du principal accusé Mehdi Nemmouche. Ce lundi, un expert a mis à mal sa défense selon laquelle il n’est pas l’auteur de la tuerie survenue en mai 2014 car son ADN n’a pas été retrouvé sur la porte du musée, pourtant touchée par le tueur.

 

« Si on ne trouve pas l’ADN d’une personne, cela ne veut rien dire. Il est tout à fait possible de toucher un objet et de ne pas laisser d’empreintes », a expliqué à l’audience ce spécialiste de l’ADN, Dieter Deforce. « L’absence, ça ne veut rien dire, ce n’est pas une preuve », a-t-il ajouté.

La « reine des preuves »

Ces affirmations vont à l’encontre d’un des principaux arguments de la défense du djihadiste français, jugé aux assises pour un quadruple assassinat commis en 2014 au Musée juif de Bruxelles. Ses avocats soulignent que les images de vidéosurveillance montrent le tueur toucher la porte du musée à plusieurs reprises.

Or, comme l’ADN de Mehdi Nemmouche n’a pas été retrouvé sur cette porte, cela prouve, selon eux, qu’il ne peut pas être l’auteur des faits. « L’ADN, c’est la reine des preuves », avaient expliqué les avocats de Mehdi Nemmouche en détaillant leur stratégie de défense au début du procès.

L’ADN manquant d’une victime

Pour l’expert interrogé lundi, l’ADN ne peut être considéré comme une « preuve négative ». L’accusation a pour sa part souligné que celui de deux victimes de la tuerie, qui ont elles aussi touché la porte peu avant les faits, n’avait pas non plus été retrouvé.

Mehdi Nemmouche, un délinquant multirécidiviste radicalisé en prison et passé par la Syrie, est accusé d’avoir abattu de sang-froid un couple de touristes israéliens, un jeune employé belge et une bénévole française le 24 mai 2014 au Musée juif de la capitale belge. Il est jugé depuis le 10 janvier avec Nacer Bendrer, un délinquant marseillais de 30 ans soupçonné de lui avoir fourni les armes. Le procès doit durer jusqu’au 1er mars.