Toulouse: Le suspect arrêté 32 ans après le meurtre de Martine Escadeillas revient sur ses aveux

COLD CASE Le quinquagénaire mis en examen pour « homicide volontaire » dans l’affaire du meurtre de Martine Escadeillas est revenu sur les aveux qu’il avait faits d’une « implication directe »

20 Minutes avec AFP

— 

Le portrait non daté de Martine Escadeillas, disparue à l'âge de 24 ans, en 1986 près de Toulouse.
Le portrait non daté de Martine Escadeillas, disparue à l'âge de 24 ans, en 1986 près de Toulouse. — AFP

Nouveau coup de théâtre dans dans l'affaire du meurtre de Martine Escadeillas, relancée la semaine dernière avec l’interpellation d’un suspect. Mardi, un Isérois de 55 ans, formateur de profession, avait êté interpellé par les gendarmes à son domicile familial, 32 ans après la disparition de la jeune femme de 24 ans, en 1986.

Le procureur de Toulouse, Dominique Alzeari, avait alors indiqué que l'homme avait reconnu une «implication directe dans les faits», affirmant avoir basculé dans la violence après avoir été éconduit par la jeune femme. Selon le procureur, le suspect, qui faisait partie du cercle amical de la jeune femme, avait toutefois «allégué une confusion totale» sur le sort du corps de la victime, jamais retrouvé. Ses aveux coïncidaient avec des éléments recueillis dans la cage d'escalier et la cave de l'immeuble où vivait la jeune femme, à Ramonville, près de Toulouse. Du sang y avait été découvert, orientant l'enquête vers le meurtre.

«Il s'est rétracté»

Nouveau rebondissement toutefois ce vendredi : présenté à un juge d'instruction pour la seconde fois, «il s'est rétracté», a affirmé ce samedi à l'AFP son avocat Me Eric Mouton, sans plus de détails sur les raisons de cette volte-face.

L'avocat a également exclu que son client ait été victime de «violences policières» en garde à vue, et a précisé qu'il ferait appel de son placement en détention préventive, ordonné fin janvier.

Classée deux fois par le passé, en décembre 1989 et en 2008, l'affaire avait été relancée par une lettre adressée en janvier 2016 au parquet de Toulouse, par une amie de la famille de la victime, orientant les soupçons sur le suspect arrêté.

Le parquet s'était toutefois abstenu de parler de percée décisive, n'évoquant qu'une «avancée».