Hautes-Alpes: Après leur opération «anti-migrants», des militants de Génération identitaire en garde à vue

OPERATION ANTI-MIGRANTS Plusieurs membres de Génération Identitaire, un groupuscule d’extrême droite, ont été placés en garde à vue ce mardi après leur opération « anti-migrants » au col de l'Echelle, il y a un an… 

20 Minutes avec AFP

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Génération identitaire a bloqué le col de l'Echelle, dans les Hautes-Alpes, le 21 avril 2018, pour empêcher les migrants de passer.
Génération identitaire a bloqué le col de l'Echelle, dans les Hautes-Alpes, le 21 avril 2018, pour empêcher les migrants de passer. — ROMAIN LAFABREGUE / AFP

Près d’un an après leurs actions « anti-migrants » dans les Hautes-Alpes, plusieurs membres du groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire ont été placés en garde à vue ce mardi, a-t-on appris de sources concordantes.

Contacté par l’AFP, le président de ce mouvement, Clément Galant indiquait peu avant 11h entrer en garde à vue avec Romain Espino à Lyon. Le parquet de Gap a confirmé que plusieurs membres du groupuscule ont été placés en garde à vue en lien avec les opérations menées au col de l’Échelle près de Briançon (Hautes-Alpes), sans plus de détail.

Première enquête classée sans suite

Au printemps dernier, des militants identitaires avaient multiplié les démonstrations d’hostilité aux migrants, participant au contrôle de la frontière aux côtés des forces de l’ordre, sous la bannière de « Defend Europe ». Ils s’étaient notamment félicités de la remise de quatre « clandestins » à la police et de l’arrestation de sept migrants « repérés et signalés » par leurs soins.

Aucune poursuite n’avait jusqu’à maintenant été engagée contre eux, au grand dam des militants pro-migrants, dont sept d’entre eux ont été poursuivis et condamnés pour avoir facilité l’entrée de migrants en France au même moment.

Une première enquête ouverte en avril 2018 avait été classée sans suite faute d’infraction ou de plainte. Puis le procureur de Gap, Raphaël Balland, avait ouvert une enquête préliminaire plus globale au motif d’immixtion dans une fonction publique, confiée à la gendarmerie de Briançon.