«Gilets jaunes» à Béziers: Des «lanceurs» de cocktails Molotov retrouvés chez des manifestants

JUSTICE Deux manifestants de 38 et 40 ans ont été condamnés à de la prison ferme, par le tribunal correctionnel de Béziers...

Nicolas Bonzom

— 

L'un des lanceurs retrouvés par les policiers de Béziers.
L'un des lanceurs retrouvés par les policiers de Béziers. — Police de Béziers

Deux « gilets jaunes » ont été condamnés à 18 mois de prison, dont un an ferme, et à trois ans de prison, dont deux ans ferme, lundi, par le tribunal correctionnel de Béziers (Hérault).

Jugés en comparution immédiate, ces deux hommes, âgés de 38 et 40 ans, ont été arrêtés par les policiers de l’unité de recherches de la Sécurité publique de Béziers le 18 janvier, après une enquête qui a duré près d’un mois.

Des cocktails Molotov

Les investigations ont porté autour d’agissements de manifestants autour de la base logistique de la Méridienne, à Béziers, où un rond-point est devenu l’un des bastions du mouvement des « gilets jaunes ». Dans la nuit du 21 au 22 décembre, des individus avaient notamment lancé des cocktails Molotov en direction des agents de sécurité postés devant le site, indique à 20 Minutes Caroline Ravoux, commissaire de police à Béziers.

Au cours de leurs investigations, les enquêteurs découvriront notamment des engins incendiaires non-utilisés, cachés dans des broussailles. Deux semaines plus tard, dans la nuit du 4 au 5 janvier, un transformateur électrique, ciblé par des manifestants, est incendié. Des bouchons d’engins incendiaires, les mêmes que ceux qui avaient été retrouvés par les policiers en décembre, seront découverts.

L'un des lanceurs retrouvés par les policiers de Béziers.
L'un des lanceurs retrouvés par les policiers de Béziers. - Police de Béziers

Grâce à des analyses ADN, deux personnes ont été interpellées. Des perquisitions ont permis de retrouver à leurs domiciles des mortiers, des lanceurs « fabriqués artisanalement », note Caroline Ravoux, qui auraient pu permettre d’envoyer des cocktails Molotov, ainsi que quelque 2.000 tickets de péages autoroutiers. Les deux hommes ont été placés en détention.