Narbonne: Douze «gilets jaunes» interpellés après l'incendie d'une barrière de péage

DEGATS Vinci a annoncé que sa direction régionale de Narbonne allait devoir être entièrement reconstruite après les dégradations commises début décembre…

20 Minutes avec AFP

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Environ 200 personnes ont dégradé la barrière de péage de Narbonne sud, dans la nuit du 1er au 2 décembre 2018.
Environ 200 personnes ont dégradé la barrière de péage de Narbonne sud, dans la nuit du 1er au 2 décembre 2018. — RAYMOND ROIG / AFP

Douze personnes suspectées d’avoir participé en décembre à l’incendie de la zone de péage sud de Narbonne, en marge d’une manifestation des « gilets jaunes », ont été arrêtées ce lundi, a annoncé le parquet de Narbonne.

« L’opération a débuté ce lundi à 6 heures, avec l’engagement de moyens importants de la gendarmerie », a indiqué le parquet dans un communiqué. Douze individus - dont plusieurs femmes - ont été interpellés à Narbonne et dans sa région et seront présentés au juge d’instruction, selon la même source, précisant que des « détentions provisoires sont à prévoir au regard de la gravité des faits reprochés ».

Des cocktails Molotov sur la barrière de péage

Dans la nuit du 1er au 2 décembre, quelques heures après une manifestation qui avait réuni plusieurs centaines de personnes à Narbonne, un groupe d’environ 200 personnes munies de cocktails Molotov, s’en est pris à la barrière de péage de Narbonne sud, à la sortie de l’autoroute A9 (Perpignan-Montpellier). Celle-ci avait été fortement dégradée.

Les « casseurs », selon les termes du préfet de l’Aude, ont alors incendié des locaux à proximité de la barrière de péage, dont ceux du peloton autoroutier de la gendarmerie et de Vinci Autoroutes. Vinci avait annoncé que sa direction régionale de Narbonne allait devoir être entièrement reconstruite.

Le parquet de Narbonne avait saisi dès le 2 décembre un juge d’instruction de plusieurs chefs d’infractions, dont certains à qualification criminelle. Parmi eux, la « dégradation ou détérioration en bande organisée (…) par un moyen dangereux » et le « vol en bande organisée ». Deux semaines après ce premier incendie, cette même zone de péage de Narbonne sud avait de nouveau été la proie des flammes, toujours en marge d’une manifestation de « gilets jaunes ».