Dijon: Prison ferme pour quatre «gilets jaunes» qui avaient agressé des gendarmes dans leur caserne

VIOLENCE Sept militaires avaient été blessés le 5 janvier dernier lors de l'intrusion de «gilets jaunes» dans l'enceinte de la caserne Deflandre à Dijon (Côte-d'Or)...

M.B. avec AFP

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Gilets jaunes à Lyon.
Gilets jaunes à Lyon. — KONRAD K./SIPA

Des peines allant jusqu’à un an de prison ferme ont été prononcées vendredi par le tribunal correctionnel de Dijon à l’encontre de quatre « gilets jaunes », poursuivis pour avoir agressé des gendarmes dans leur caserne lors d’une récente manifestation.

Le 5 janvier, un portillon d’accès de la caserne Deflandre avait été enfoncé par un manifestant et des projectiles avaient été lancés sur les gendarmes venus repousser les intrus.

Les personnes interpellées âgées entre 21 et 33 ans

Sept militaires avaient été blessés - dont un grièvement au visage par un support de panneau de signalisation et un autre aux bras par un poteau métallique - et plus de 50 mètres de la clôture d’enceinte avaient été détruits lors de ces affrontements, a précisé le procureur de la République à Dijon, Éric Mathais, dans un communiqué.

Quatre suspects, interpellés mercredi, ont été jugés vendredi en comparution immédiate. Deux habitants de la Côte-d’Or, âgés de 30 et 33 ans, ont été condamnés à deux ans de prison dont un avec sursis et mise à l’épreuve, l’un d’eux ayant été écroué. Un troisième, âgé de 21 ans, a été condamné à 18 mois de prison dont 12 avec sursis et mise à l’épreuve, tout comme le dernier mise en cause, âgé de 25 ans et originaire de l’Yonne.

Interdiction de manifester pendant deux ans

Tous les quatre ont également écopé d’une interdiction de manifester pendant deux ans. Le parquet avait requis un mandat de dépôt pour chacun. Deux autres personnes, suspectées d’avoir participé à l’intrusion et diffusé des images des violences, ont été convoquées ultérieurement devant le tribunal correctionnel.

La manifestation des « gilets jaunes » du 5 janvier à Dijon, qui a rassemblé 1.200 personnes selon la police et 3.500 selon les organisateurs, a débordé lorsque certains participants s’en sont pris à la caserne Deflandre, quartier général de la gendarmerie dans la région où résident 450 militaires et leurs familles.