«Gilets jaunes» à Rouen: Une enquête ouverte après la plainte d'un manifestant pour violences policières

MANIFESTANT Un manifestant raconte avoir été attaqué par un policier alors qu’il filmait des échauffourées lors d’une manifestation à Rouen…

20 Minutes avec AFP

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Les forces de l'ordre tentent de maîtriser un "gilet jaune" à Rouen, le 5 janvier 2019 (image d'illustration).
Les forces de l'ordre tentent de maîtriser un "gilet jaune" à Rouen, le 5 janvier 2019 (image d'illustration). — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Le parquet de Rouen a ouvert une enquête pour violences policières contre un « gilet jaune », a annoncé ce mercredi le procureur Pascal Prache. Début janvier, le manifestant a déposé plainte contre X et dit avoir reçu des coups et des menaces de la part d’un fonctionnaire de police. « Une enquête a été ouverte du chef de violences par personne dépositaire de l’autorité publique », a indiqué le magistrat, dans un message à l’AFP.

Déposée le 3 janvier, la plainte s’appuie sur deux vidéos tournées le 29 décembre dernier, consultées par l’AFP. Ces images montrent l’interpellation d’une personne, porteuse d’un gilet jaune, en train de filmer des échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre lors du septième samedi de mobilisation.

Des coups sur une personne à terre

Sur la première vidéo, on distingue un fonctionnaire de la brigade anticriminalité (BAC), matraque télescopique en main, portant des coups sur l’auteur du film et le faisant ensuite tomber au sol. Sur la seconde, tournée par Simon Louvet, journaliste à 76actu, on découvre la fin de cette même interpellation tandis qu’un autre policier met en joue le reporter du site d’information à l’aide d’un lanceur de balles de défense, lui intimant l’ordre de « dégager ».

Dans un témoignage écrit joint à la plainte, consulté par l’AFP, la victime présumée raconte au procureur de la République avoir été « ciblée » alors qu’elle ne faisait que filmer la scène. Elle indique avoir reçu « deux coups de matraques télescopiques », être tombée au sol et avoir reçu d’autres coups une fois à terre. D’après son témoignage, l’homme s’est vu également intimer l’ordre de transmettre le code de son téléphone « pour, selon un policier, effacer la vidéo ». Le plaignant dit avoir refusé.