Nice: La peine de Patricia Dagorn, la «veuve noire de la Côte d'Azur», allégée en appel

VERDICT La cour d’appel d’Aix-en-Provence l’a reconnue coupable de deux empoisonnements mais l’a acquittée pour l’assassinat de deux autres hommes âgés…

F.Bi. avec AFP

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Patricia Dagorn, le 15 janvier 2018 à Nice
Patricia Dagorn, le 15 janvier 2018 à Nice — V. Hache / AFP

Un verdict moins sévère en appel. Patricia Dagorn, condamnée en première instance à 22 ans de réclusion criminelle, a écopé de 14 ans de prison ce mardi. La peine maximale encourue pour "administration de substances nuisibles". Cette femme de 58 ans a été reconnue coupable de l’empoisonnement de deux hommes âgés sur la Côte d’Azur, qui ont survécu, mais la cour d’appel d’Aix-en-Provence l’a acquittée de l’assassinat de deux autres.

Pendant ce second procès, la quinquagénaire, surnommée la « veuve noire de la Côte d’Azur » a continué à nier les faits, s’estimant victime d’une « erreur judiciaire «. Lundi, l’avocate générale avait requis 30 ans de prison, réclamant des jurés une peine « extrêmement lourde et longue » face à sa « dangerosité ».

« La haine qu’elle à l’égard des hommes »

Patricia Dagorn était accusée d’avoir donné la mort à Francesco Filipponne, un maçon retraité de 85 ans, en février 2011 sur les hauteurs de Cannes, et Michel Knefel, un SDF, en juillet 2011, à Nice. Ange Pisciotta et Robert Vaux, avaient été empoisonnés mais avaient survécu.

L’accusation avait dépeint un mode opératoire destiné à détrousser ces hommes âgés, qu’elle avait rencontrés via une agence matrimoniale de Cannes, où elle s’était inscrite pour faire la connaissance « d’hommes de 50 à 80 ans, voire plus ».

Lundi, la défense de l’accusée a plaidé l’acquittement, dénonçant une procédure « sans élément probant ». Plus tôt dans les débats, une enquêtrice avait admis qu’il n’y avait pas « de preuve » contre Patricia Dagorn. La policière avait reconnu des « lacunes graves » au moment des investigations initiales.