Affaire Jean-Claude Romand: La justice reçoit de «nouvelles pièces», la décision sur sa libération conditionnelle retardée

MEURTRES L'homme a été condamné à la perpétuité en 1996 pour le meurtre de sa femme, ses enfants et ses parents...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Claude Romand, le 25 juin 1996.
Jean-Claude Romand, le 25 juin 1996. — AFP

Pas de décision sur le cas Jean-Claude Romand. Alors que la justice devait se prononcer sur sa libération conditionnelle ce vendredi, le tribunal a finalement demandé une nouvelle audience car de « nouvelles pièces » ont été apportées au dossier. L’homme a été condamné à perpétuité pour l’assassinat sa famille​. Une nouvelle audience a été fixée au 31 janvier.

Le tribunal de l’application des peines de Châteauroux a ordonné « la réouverture des débats », car « de nouvelles pièces, de nature à influer sur la décision du tribunal, ont été communiquées à ce dernier par les services de l’administration pénitentiaire », a indiqué le procureur de la République de Châteauroux Stéphanie Aouine.

Une libération « prématurée »

Pour l’avocat de Jean-Claude Romand, Me Jean-Louis Abad, « c’est une raison d’ordre technique qui a conduit le tribunal à ordonner un renvoi ». Il s’est refusé à tout autre commentaire auprès de l’AFP. Lors de sa demande de libération conditionnelle, présentée le 20 novembre, le ministère public avait demandé le rejet de cette requête.

Me Laure Moureu, qui représente les deux frères de Florence Romand, l’épouse assassinée, avait estimé « prématurée » l’hypothèse d’une libération. Me Abad s’était lui montré « confiant », insistant sur le « projet très bien ficelé et très sérieux » de Jean-Claude Romand.

Pendant plus de quinze ans, le faux « docteur Romand », aujourd’hui âgé de 64 ans et incarcéré à la prison de Saint-Maur (Indre), a menti à son entourage avant d’assassiner cinq personnes de sa famille. Condamné à la perpétuité en 1996, il est libérable depuis 2015, après avoir purgé une période de sûreté de 22 ans.