Meurtre de la joggeuse de Bouloc: Le suspect reste en prison jusqu'au procès aux assises

JUSTICE La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse a rejeté vendredi la demande de libération du suspect du meurtre de Patricia Bouchon, qui passera aux assises en mars...

Julie Rimbert
Lors de la marche silencieuse en hommage à Patricia Bouchon, la joggeuse tuée le 14 février 2011 à Bouloc.
Lors de la marche silencieuse en hommage à Patricia Bouchon, la joggeuse tuée le 14 février 2011 à Bouloc. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Il reste derrière les barreaux jusqu’au procès devant la cour d’assises de la Haute-Garonne du 14 au 29 mars prochains. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse a rejeté vendredi la remise en liberté de Laurent Dejean, 39 ans, le principal suspect dans le meurtre de Patricia Bouchon.

Cette mère de famille, âgée de 49 ans, a été tuée le 14 février 2011 à Bouloc, alors qu’elle réalisait un jogging au petit matin.

Risque de trouble à l’ordre public

Jeudi, les avocats de Laurent Dejean ont demandé pour la cinquième fois la libération de ce plaquiste mis en examen et écroué le 9 février 2015, quatre ans après le meurtre de Patricia Bouchon. Devant la chambre de l’instruction, ils ont plaidé jeudi l’absence de preuve et le fait que leur client n’avait jamais quitté Bouloc après la disparition de la joggeuse.

« Les magistrats n’ont pas voulu s’engager sur le terrain particulier de la liberté de l’intéressé à cause du motif de trouble persistant à l’ordre public en cas de sortie de prison et la crainte d’une fuite avant le procès, explique Guy Debuisson, l’un des conseils de Laurent Dejean. Deux arguments que nous rejetons car il est resté quatre ans à Bouloc avant sa mise en examen et n’a jamais cherché à fuir ».

Les avocats du suspect avaient proposé une assignation à résidence stricte chez sa sœur dans le Rhône et la possibilité de lui faire porter un bracelet électronique. « Il n’y a rien dans le dossier à part un témoin qui l’aurait vu circuler sur cette route cette nuit-là, assure Guy Debuisson. Même l’avocat général avait requis un non-lieu dans cette affaire faute d’éléments suffisants ».