VIDEO. «Gilets jaunes» à Paris: Un homme soupçonné de violences contre trois policiers à moto présenté à un juge

AGRESSION Le 22 décembre, trois motards de la police avaient été pris à partie par des manifestants, certains portant des « gilets jaunes ». Des pavés et des trottinettes leur avaient été jetés…

F.H. avec AFP

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Des «gilets jaunes» à Paris, le 22 décembre 2018. (Illustration)
Des «gilets jaunes» à Paris, le 22 décembre 2018. (Illustration) — Sameer Al-Doumy / AFP

Interpellé lundi, présenté à un juge jeudi. L’homme qui est soupçonné d'être l'un des auteurs de violences commises contre trois policiers à moto lors d’une manifestation des « gilets jaunes » le 22 décembre à Paris​, doit être présenté à un juge d’instruction ce jeudi. Et ce, en vue de sa mise en examen, a indiqué ce mercredi le parquet de Paris.

Une information judiciaire doit être ouverte pour « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique en réunion avec armes ayant entraîné une interruption totale de travail supérieure à huit jours », « dégradations de biens d’utilité publique » et « participation à un groupement en vue de commettre des violences ». Le placement en détention provisoire du suspect sera requis, a indiqué le parquet.

Des vidéos montrant cette agression et l’un des policiers réagissant en dégainant son arme avaient été relayées sur les réseaux sociaux. La scène s'était déroulée en fin de journée au croisement de l’avenue George-V et des Champs-Elysées, alors que les forces de l’ordre évacuaient progressivement les Champs, au sixième samedi consécutif de manifestations de « gilets jaunes ».

Trois motards casqués avaient été pris à partie par des manifestants, certains portant des gilets jaunes, qui avaient fait tomber une de leurs motos, en leur jetant des pavés et des trottinettes.

Les policiers les avaient repoussés dans un premier temps à coups de pied et de gaz lacrymogène notamment. L’un d’eux avait dégainé son pistolet en le pointant sur un manifestant, avant de le remettre rapidement dans son étui. Une vingtaine de manifestants s’en étaient alors pris à la moto à coups de pied, avant d’être repoussés par les forces de l’ordre.