«Gilets jaunes» et blocages des lycéens: L'IGPN saisie 48 fois pour des affaires de violences policières

MOBILISATION De nombreuses vidéos de violences policières présumées ont été partagées sur les réseaux sociaux depuis le début de la mobilisation des « gilets jaunes » et des lycéens…

20 Minutes avec AFP
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Un "gilet jaune" devant les forces de police, près des Champs-Elysées à Paris, le 8 décembre 2018.
Un "gilet jaune" devant les forces de police, près des Champs-Elysées à Paris, le 8 décembre 2018. — AFP

Depuis le début de la mobilisation des « gilets jaunes » et les blocages des lycéens, la police des polices, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), a été saisie par la justice à 48 reprises pour des affaires de violences policières présumées, a indiqué le ministère de l’Intérieur, ce vendredi.

Plusieurs de ces affaires avaient trouvé un large écho sur les réseaux sociaux, notamment la vidéo d’un homme en train de se faire rouer de coups par des policiers à Paris le 1er décembre ou celle des lycéens de Mantes-La-Jolie, filmés le 6 décembre mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, après leur interpellation. D’autres enquêtes concernent des manifestants blessés après des tirs de lanceurs de balle de défense (LBD), notamment un « gilet jaune » à Toulouse ou un lycéen à Orléans.

La suppression des lanceurs de balles automatiques réclamée

« Il n’y a pas eu de recensement spécifique des affaires liées à l’usage du LBD », précise le ministère, qui vient de lancer un appel d’offres pour acquérir de nouveaux exemplaires de cette arme, dont l’usage est décrié. Le 7 décembre, quelque 200 personnalités, dont plusieurs députés de l’opposition de gauche, avaient appelé le gouvernement à cesser « immédiatement » d’utiliser des lanceurs de balles automatiques pour réprimer les manifestations.

Depuis le début du mouvement le 17 novembre, dix « gilets jaunes » sont décédés et plus de 1.500 ont été blessés, dont une cinquantaine gravement, selon des sources policières. Les forces de police et de gendarmerie, qui ont procédé à plus de 5.500 interpellations et plus de 5.000 gardes à vue, déplorent de leur côté plus de 1.000 blessés.

Vers un « acte 7 » de la mobilisation des « gilets jaunes » ?

Selon plusieurs représentants de ce mouvement très divers, de nouvelles manifestations auront lieu samedi, pour le septième week-end consécutif, à Paris, Lyon, Nantes, Toulouse ou encore à Bordeaux. Un nouveau rassemblement des « gilets jaunes » est ensuite attendu la nuit de la Saint-Sylvestre, notamment à Paris sur les Champs-Elysées.

Selon le gouvernement, la mobilisation des « gilets jaunes » a largement décru ces dernières semaines avec 38.600 manifestants en France pour leur acte 6 samedi dernier, contre 66.000 une semaine plus tôt. Le 17 novembre, premier samedi de mobilisation, 282.000 personnes s’étaient rassemblées en France, selon le gouvernent.