Calvados: Un gendarme condamné à quatre mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel

«PRÉDATEUR» Au bout de quelques mois, l’homme avait commencé à envoyer des SMS salaces à sa collègue et subordonnée…

20 Minutes avec agence

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Illustration justice
Illustration justice — Jean-Marc Quinet/ISOPIX/SIPA

Le tribunal de Caen a condamné ce mardi un gendarme de 32 ans à quatre mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel sur l’une de ses collègues. La jeune femme de 19 ans, en CDD en tant que « gendarme adjoint volontaire », était sa subalterne.

Arrivée à la brigade de Saint-Martin-des-Besaces (Calvados) en 2016, la jeune femme noue rapidement une certaine complicité avec son supérieur. L’homme est un peu comme son grand frère et dans certains SMS, elle se livre à des confidences sur sa vie sexuelle, rapporte Liberté Caen.

En arrêt maladie, elle finit par démissionner

Quelques mois plus tard, les propos de l’homme deviennent moins amicaux. En mai 2016, elle reçoit un premier SMS salace. Elle lui demande pourquoi il lui a envoyé un tel message, ce à quoi l’accusé répond : « Tu le prends comme tu veux, méfie-toi petite chose ». La victime tente alors de limiter le contact mais le gendarme redouble de propos graveleux. Il recevra même un blâme pour « manque de distance vis-à-vis d’une collègue subordonnée ».

La victime, décrite comme psychologiquement immature et fragile, est mise en arrêt maladie puis mutée. Elle finit par démissionner. Son harceleur a été qualifié par les experts comme « provocateur, machiste au comportement prédateur ». Une description corroborée par plusieurs témoignages de collègues. La procureure, déplorant un climat de harcèlement sexuel, a requis six mois de prison avec sursis. Les juges ont finalement opté pour quatre mois avec sursis. Le gendarme devra en outre verser 500 euros au titre du préjudice moral et 500 euros de frais de justice à la victime.