Mort de Naomi Musenga: Un homme condamné pour avoir menacé de mort sur Internet des opératrices du SAMU

JUSTICE Un homme de 38 ans comparaissait devant la justice à Saverne pour avoir menacé de mort sur les réseaux sociaux trois opératrices de régulation du SAMU du Bas-Rhin après le décès de Naomi Musenga, en décembre 2017…

G.V.

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Un opérateur du Samu.
Un opérateur du Samu. — DURAND FLORENCE/SIPA

Le décès à Strasbourg de Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans dont l’appel au SAMU n’avait pas été pris au sérieux en décembre 2017, avait ému la France.

Ahllal Galoul, un homme de 38 ans, qui tenait responsables, à tort, trois opératrices du service de régulation du SAMU du Bas-Rhin, avait alors diffusé sur Internet de nombreuses données personnelles de ces dernières, notamment des photos, le tout accompagné de menaces de mort, rapportent les Dernières Nouvelles d’Alsace. Pour tenter d’échapper aux poursuites, il utilisait pour ce faire de fausses identités et se connectait depuis des cybers cafés.

Devant le tribunal correctionnel de Saverne où il comparaissait, les trois victimes qui se sont présentées ont expliqué les graves conséquences que cela avait entraînées, à la fois sur leur vie familiale et professionnelle. Une « vie anéantie » pour l’une d’elle, alors que toutes n’avaient en rien à voir avec le drame.

Ahllal Galoul a finalement écopé de 18 mois de prison dont 12 avec sursis et il devra indemniser les opératrices et le mari de l’une d’elle, pour préjudice moral, précisent nos confrères, entre 3.000 et 10.000 euros par personne.