Montpellier: Il avait tiré sur celui qui aurait sectionné les doigts de son frère

JUSTICE Deux individus ont été interpellés mardi…

Nicolas Bonzom

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Le quartier de la Mosson, à Montpellier (Illustration).
Le quartier de la Mosson, à Montpellier (Illustration). — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Deux hommes de 23 ans ont été interpellés mardi à Montpellier, après de violentes agressions survenues les 17 et 18 mai dans le quartier de la Mosson.
  • Le 17 mai, un homme avait eu les doigts sectionnés par un coup de machette.
  • La nuit suivante, un homme avait été blessé d’un coup de feu, dans le quartier.

Deux hommes de 23 ans ont été interpellés mardi à Montpellier, après de violentes agressions survenues les 17 et 18 mai dans le quartier de la Mosson.

Le 17 mai, un homme de 24 ans est emmené au CHU, grièvement blessé à une main. Pour se protéger d’une agression, il aurait posé sa main sur sa tête, et ses cinq doigts auraient été sectionnés par une machette. Devant les enquêteurs, il expliquera avoir eu un différend avec un individu qui souhaitait entreposer des stupéfiants dans son épicerie, a indiqué Christophe Barret, le procureur de la République. Il avait refusé.

Des représailles

La nuit suivante, les policiers sont appelés par des habitants, qui ont entendu des coups de feu à la Mosson. Un homme, sorti de prison deux mois plus tôt, a été grièvement blessé par balle au thorax. Sur place, les policiers découvriront plusieurs munitions provenant de trois armes de gros calibre, et d’une arme de petit calibre.

Les enquêteurs finiront rapidement par lier les deux affaires : parmi les personnes mises en cause par la victime, figure le frère de l’homme dont les doigts ont été sectionnés. Il aurait agi par représailles, quelques heures après l'agression de son aîné.

De faux tampons sur le passeport

Parmi les deux individus interpellés, figure l’homme suspecté d’avoir porté le coup de machette, qui a reconnu les faits. « Il a expliqué avoir porté ce coup dans le cadre d’une mésentente avec la victime, qu’il connaissait, explique Christophe Barret, le procureur de la République de Montpellier. Il indique avoir voulu se défendre. »

L’autre arrestation est celle de l’homme suspecté d’avoir ouvert le feu, pour venger son frère, dans la nuit du 17 au 18 mai. Il a expliqué qu’il se trouvait au Maroc lors des faits, présentant son passeport avec des tampons indiquant une entrée et une sortie dans ce pays à cette date. « Ces tampons étaient des faux », note le procureur. Un mandat de dépôt a été requis à l’encontre des suspects. Confiée au SRPJ, l’enquête se poursuit.