Francis Heaulme rejugé dès ce mardi pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz

JUSTICE Trente-deux ans après les meurtres de deux enfants à Montigny-lès-Metz, le tueur en série Francis Heaulme est rejugé dès ce mardi à Versailles...

20 Minutes avec AFP

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Francis Heaulme à l'ouverture de son procès, le 3 décembre 2001 au palais de justice de Metz
Francis Heaulme à l'ouverture de son procès, le 3 décembre 2001 au palais de justice de Metz — DAMIEN MEYER AFP

Le procès en appel du tueur en série Francis Heaulme, condamné à la perpétuité pour le meurtre de deux enfants à Montigny-lès-Metz en 1986, un crime qu'il a toujours nié, s'ouvre ce mardi à Versailles. Cyril Beining et Alexandre Beckrich, 8 ans, avaient été retrouvés morts sur le talus d’une voie ferrée dans cette commune voisine de Metz, le crâne fracassé à coups de pierre, au soir du 28 septembre 1986.

Pendant trois semaines, jurés et magistrats des assises des Yvelines vont se pencher à nouveau sur ce dossier dans lequel toutes les preuves matérielles ont été détruites ou restent introuvables.

Francis Heaulme déjà condamné pour neuf meurtres

Cinq procès d’assises ont déjà eu lieu dont trois pour Patrick Dils. Ce dernier avait 16 ans à l'époque des faits et a été condamné à tort à la perpétuité. Il a passé quinze ans derrière les barreaux, avant d'être libéré à la faveur de la révision de son procès en 2002.

Francis Heaulme, lui, a déjà comparu deux fois. Son premier procès avait été annulé en raison de révélations impliquant un autre suspect, qui a finalement bénéficié d’un non-lieu. Le 17 mai 2017, la cour d’assises de la Moselle avait estimé que le « routard du crime » était, malgré ses dénégations, coupable de ce double crime et l’a condamné à la perpétuité. Mais le tueur en série, déjà condamné pour neuf meurtres, a immédiatement fait appel.

Francis Heaulme a toujours nié les faits

Pour l’accusation, la présence attestée sur les lieux de Francis Heaulme, les témoignages de deux anciens codétenus ayant recueilli ses confidences et des similitudes avec quatre de ses meurtres - une « quasi-signature criminelle » - le désignent comme le meurtrier.

Pourtant, s’il a reconnu avoir vu les enfants vivants puis morts et a décrit avec précision les lieux, le tueur en série a toujours nié les avoir tués. « Montigny, c’est pas moi », a-t-il inlassablement répété jusqu’aux derniers instants de son procès en 2017.