Meurtre d’Alexia Daval: Son mari Jonathann a «maintenu intégralement» sa version

ENQUETE Suspect numéro un du meurtre de son épouse Alexia, l’informaticien de 34 ans tentait de justifier ce jeudi sa thèse du « complot familial »…

20 Minutes avec AFP

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Jonathann Daval, le mari d'Alexia, la joggeuse tuée, le 5 novembre 2017.
Jonathann Daval, le mari d'Alexia, la joggeuse tuée, le 5 novembre 2017. — SEBASTIEN BOZON / AFP

Jonathann Daval a « maintenu intégralement » sa version du complot familial lors de son audition sur le meurtre de son épouse Alexia par un juge d’instruction du tribunal de Besançon, a annoncé l’un de ses avocats, Me Randall Schwerdorffer, à l’issue de cet interrogatoire.

Suspect numéro un du meurtre de son épouse Alexia, l’informaticien de 34 ans tentait de justifier ce jeudi sa thèse devant le juge d’instruction du tribunal de Besançon qui l’interroge sur les nombreuses zones d’ombre du dossier.

Pas « d’informations nouvelles »

« Il a maintenu intégralement sa version », a déclaré Me Schwerdorffer, assurant qu'« il n’y a eu aucune révélation particulière ou information nouvelle qui viendrait modifier de quelque façon que ce soit ce dossier ».

Après une brève suspension à l’heure du déjeuner, l’informaticien de 34 ans était confronté depuis le milieu de la matinée aux éléments du dossier d'instruction. Celui-ci rassemble 42 expertises réalisées depuis la découverte du cadavre partiellement brûlé de la jeune femme de 29 ans, employée de banque, le 30 octobre 2017 dans un bois près de Gray (Haute-Saône).

Jonathann Daval avait d’abord affirmé que sa femme avait disparu en faisant son jogging. Puis, interpellé par les gendarmes en janvier, il avait finalement avoué l’avoir étranglée au cours d’une dispute. Avant de faire volte-face fin juin et d’affirmer qu’Alexia avait en fait été tuée par son beau-frère, Grégory Gay, un « complot familial » étant conclu pour taire les faits.

« Il n’y aura pas de quatrième version, nous allons donner des explications complémentaires sans doute sur ces dernières déclarations, qui sont tout à fait plausibles », avait affirmé avant le début de l’interrogatoire l’un de ses avocats, Me Samuel Estève.