Besançon: Le mari de la femme poignardée en pleine rue sera remis vendredi à la France

VIOLENCES Rafid Askari, 38 ans, soupçonné du meurtre de son épouse, a été arrêté par les policiers grecs à Athènes…

20 Minutes avec AFP

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Une voiture de police de nuit (image d'illustration).
Une voiture de police de nuit (image d'illustration). — C. Allain / 20 Minutes

Le mari et meurtrier présumé de Razia, Afghane de 34 ans poignardée à mort en pleine rue fin octobre à Besançon, sera extradé vendredi par les autorités grecques vers la France, a annoncé ce mercredi Etienne Manteaux, procureur de la République à Besançon.

« Monsieur Rafid Askari, assassin présumé de son épouse le 30 octobre à Besançon, sera remis aux autorités judiciaires françaises à l’aéroport de Roissy le vendredi 30 novembre au soir, moins de 30 jours après son arrestation », a précisé le magistrat. « Il sera présenté à un juge des libertés et de la détention à Bobigny puis à un magistrat instructeur de Besançon en début de semaine prochaine », a ajouté le procureur.

Des « indices forts » contre le mari

Rafid Askari, un Afghan de 38 ans, avait été arrêté par les policiers grecs à l’aéroport d’Athènes, trois jours après la mort de son épouse. Il avait accepté ensuite d’être extradé vers la France, renonçant à contester cette extradition devant la justice grecque. « Nous disposons d’indices forts pour démontrer sa culpabilité, dans la mesure où il a, par des messages, déjà admis qu’il était l’auteur des faits », avait expliqué le procureur au lendemain de son arrestation.

Razia a été tuée de plusieurs coups de couteau au torse et au cou en revenant de ses courses, entraînant sa mort. Des témoignages et des images de vidéosurveillance ont fait de lui le principal suspect après le drame qui avait suscité une vive émotion.

Plusieurs plaintes pour violences conjugales

Elle était logée depuis un an dans un appartement d’une association à Besançon qui accompagne les femmes victimes de violences conjugales. Elle avait déposé plusieurs plaintes contre son mari, à Marseille et à Besançon, pour violences volontaires sur conjoint, violences aggravées et menaces de mort réitérées. Après avoir demandé le divorce, elle avait obtenu en juillet une ordonnance de protection délivrée par un juge des affaires familiales, interdisant à son mari de l’approcher.

Elle a laissé trois enfants de 9, 12 et 16 ans, les deux plus jeunes faisant désormais l’objet d’un placement provisoire décidé par la justice.