«Gilets jaunes» dans le Loiret: Un automobiliste condamné à six mois de prison pour avoir forcé un barrage

CONDAMNATION Il avait foncé à vive allure sur les manifestants, qui avaient dû s’écarter pour ne pas être renversés…

20 Minutes avec agence

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Un homme a été condamné dans le Loiret pour avoir forcé un barrage des «gilets jaunes» (illustration).
Un homme a été condamné dans le Loiret pour avoir forcé un barrage des «gilets jaunes» (illustration). — K. Konrad / Sipa.

Un automobiliste de 34 ans était jugé lundi 19 novembre en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d’Orléans, rapporte France Bleu Orléans. L’homme, un menuisier de 34 ans, a été condamné pour avoir forcé un barrage des «  gilets jaunes » samedi 17 novembre.

Le trentenaire avait été bloqué par des manifestants à un rond-point de Saran (Loiret). Le conducteur souhaitait faire le plein avant de commencer sa journée de travail. Devant la foule de « gilets jaunes », il a perdu patience et a forcé le barrage en roulant à vive allure et en empruntant le rond-point à contresens.

Aucun blessé

Le véhicule a frôlé plusieurs manifestants mais aucun blessé n’a été relevé. Un policier a tenté de stopper la course de la voiture en lançant une herse, mais le conducteur a évité le dispositif. L’agent a visé l’automobiliste récalcitrant avec son arme, avant de renoncer à tirer.

Devant le tribunal, le prévenu s’est défendu en expliquant qu’il avait mal apprécié l’ampleur des manifestations car il ne lit pas la presse. Il a ajouté que sa vitesse n’avait pas dépassé les 30 à 40 km/h et qu’il n’avait pas vu le policier. « Je n’avais pas les yeux rivés sur le compteur, je regardais la route », a-t-il précisé.

Des regrets

« Si j’avais vraiment voulu fuir, je ne me serais pas arrêté dans une station-service, deux cents mètres plus loin », assure le trentenaire, qui a déjà une dizaine de mentions dans son casier judiciaire. « Je n’ai pas réfléchi, je voulais juste me sortir de là », insiste-t-il.

« Les manifestants ne sont pas si pacifistes que ça, a tenu à souligner son avocate qui réclamait une relaxe. Il y avait des cris, des insultes fusaient. » Le tribunal a finalement condamné le prévenu à six mois de prison ferme pour « violences avec armes ». La peine sera aménageable.