Attentat de Nice: Une famille demande l'audition de Christian Estrosi et de son premier adjoint

ENQUETE Les élus « veulent » être interrogés, mais réclament que le préfet et le ministre de l’Intérieur de l’époque le soient également…

F.B. avec AFP
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Christian Estrosi et Philippe Pradal le 8 juin 2016 à Nice
Christian Estrosi et Philippe Pradal le 8 juin 2016 à Nice — VALERY HACHE AFP

Ils veulent que les élus soient interrogés. L’avocat d’une famille de victime de l’attentat de Nice a demandé l’audition du maire de l’époque Philippe Pradal et de son adjoint à la sécurité d’alors Christian Estrosi.

« Il ne s’agit pas d’une convocation mais d’une demande d’acte auprès du juge d’instruction », indique Stéphane Erbs, défendu par Me Fabien Rajon. Ce Grenoblois, a perdu son épouse et ses deux enfants ont été reconnus comme victimes psychologiques. « On a l’impression que le dossier stagne depuis quelque temps », dit-il.

Les élus « veulent être entendus »

La ville de Nice a d’ores et déjà indiqué que le maire actuel LR Christian Estrosi et son premier adjoint Philippe Pradal « veulent être entendus », « tout comme doivent l’être le préfet et le ministre de l’Intérieur […] dans cette procédure qui concerne un dispositif de sécurité arrêté par l’Etat ».

L’attentat de Nice, qui a fait 86 morts le soir de la fête nationale, a donné lieu à deux enquêtes judiciaires, l’une pour terrorisme instruite à Paris et l’autre pour mise en danger de la vie d’autrui visant le dispositif de sécurité, et instruite à Nice.

Stéphane Erbs, par ailleurs trésorier de l’association de victimes Promenade des Anges, cherche à savoir « s’il y a eu du laxisme de la part de la mairie ». Selon des comptes rendus de réunions préparatoires au feu d’artifice, « il y a vraiment eu une organisation par-dessus la jambe, plus que légère », estime-t-il. L’hypothèse d’un attentat avec un camion bélier avait été envisagée pour l’Euro 2016 de football.