Mort d'une étudiante française en Bulgarie: La jeune femme s'est suicidée, estime le parquet local

ENQUETE Une étudiante française, en échange Erasmus en Bulgarie, a été retrouvée pendue, début novembre, à Lovetch, une ville près de Sofia…

20 Minutes avec AFP

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Des officiers de police bulgare, au tribunal de Sofia en Bulgarie, le 17 janvier 2018.
Des officiers de police bulgare, au tribunal de Sofia en Bulgarie, le 17 janvier 2018. — NIKOLAY DOYCHINOV / AFP

Deux semaines après la découverte du corps de l’étudiante française, retrouvée pendue dans le centre de Lovetch, au nord-est de Sofia en Bulgarie, la justice a conclu à un suicide, a annoncé, ce lundi, le parquet local au vu des conclusions de l’autopsie.

La jeune femme âgée de 23 ans, étudiante en sociologie à Besançon, séjournait depuis septembre en Bulgarie à la faveur d’un échange d’un an avec l’université de Sofia dans le cadre du programme Erasmus. Le 2 novembre dernier, elle a été retrouvée pendue dans un passage du centre-ville de Lovetch, où elle avait fait la fête avec des amis dans un bar-discothèque le soir de sa mort.

« L’autopsie est totalement catégorique concernant l’absence de violences »

« Les résultats de l’autopsie ne font apparaître aucune trace de violence d’aucune sorte. Il a été établi qu’il s’agit d’une pendaison, d’une auto-pendaison pour être précis, et de rien d’autre », a déclaré la procureure Polya Mitkova. Selon André Leborgne, maire délégué de La Mailleraye-sur-Seine près de Rouen (nord-ouest de la France), où vit la famille de la jeune femme, cette dernière était connue pour son caractère « affirmé et son dynamisme », et n’était « pas du tout dépressive ».

Selon le parquet bulgare, les résultats de l’enquête et de l’autopsie excluent la possibilité d’un meurtre. « Son parcours depuis le bar jusqu’à l’endroit où elle a été retrouvée a pu être retracé grâce à la vidéosurveillance. Elle était seule, absolument, et l’autopsie est totalement catégorique concernant l’absence de violences », a souligné Polya Mitkova.

« Tout à coup elle a commencé à se comporter de façon étrange, à courir »

L’enquête se poursuit pour déterminer plus précisément le contexte de la mort, a-t-elle ajouté. « Nous attendons les résultats de plusieurs autres analyses portant notamment sur la présence d’alcool ou de drogue dans le sang et sur le contenu de l’estomac. Nous continuons d’interroger les témoins et d’autres personnes qui l’ont connue, comme ses camarades d’études ».

Les compagnons de soirée de la jeune Française ont indiqué que le groupe était « sorti fumer et que tout à coup elle a commencé à se comporter de façon étrange, à courir. Ils ne l’ont pas suivie car ils ont pensé qu’elle allait revenir, d’autant qu’elle avait laissé son sac à l’intérieur », a détaillé Polya Mitkova. Les enquêteurs continuent leurs recherches pour « parvenir à une explication raisonnable de ce qui s’est passé et pourquoi ». Le corps de la jeune femme devait être rendu ce lundi à la famille en présence d’un représentant du consulat de France, a-t-elle précisé.