VIDEO. Procès Georges Tron: La mairie de Draveil, «c'est Dallas» selon une ex-employée

PROCES Georges Tron et son adjointe Brigitte Gruel sont accusés de viols et d’agressions sexuelles en réunion, aux assises de Bobigny…

20 Minutes avec AFP

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Georges Tron, le maire de Draveil, le 23 octobre 2018.
Georges Tron, le maire de Draveil, le 23 octobre 2018. — Thomas SAMSON / AFP

Une ex-militante de l’UMP, employée municipale et soutien de l’ancien secrétaire d’Etat Georges Tron, a affirmé ce lundi aux assises à Bobigny avoir été « placardisée ». Selon elle, elle a été mise de côté après avoir témoigné d’une ambiance « bizarre » à la mairie de Draveil dans l’Essonne.

La directrice de la communication, affirme-t-elle, l’avait prévenue : « La mairie de Draveil, c’est Dallas », référence au feuilleton américain connu pour ses rebondissements amoureux et ses coups tordus. A l’époque, la militante UMP est embauchée depuis un mois au cabinet du maire et participe avec ferveur à la contre-attaque contre les accusatrices du maire. Elle rédige - avec d’autres employés - des attestations contre les plaignantes, fait passer des messages dans les médias, organise une contre-manifestation à la « pied pride » des opposants au maire…

« Nébuleuse glauque » autour du maire

« J’ai participé activement » à cette campagne, en disant que les plaignantes étaient « des moins-que-rien, en relayant la thèse du complot », résume la jeune femme. Elle dit avoir finalement « ouvert les yeux » sur le climat « bizarre » et sur la « nébuleuse glauque » autour du maire. A partir du moment où elle prend ses distances et accable le député-maire devant les enquêteurs, elle dit avoir été « placardisée » avant le non-renouvellement de son contrat en 2012.

Le procès de Georges Tron a commencé la semaine dernière devant les assises de Seine-Saint-Denis. Accusé de viols et agressions sexuelles en réunion, il est jugé au côté de son ex-adjointe à la Culture, Brigitte Gruel, 61 ans comme lui. Deux femmes accusent l’élu, maire de Draveil depuis 1995, d’avoir commencé à pratiquer sur elles de la réflexologie plantaire, avant de finir par leur imposer des attouchements et des pénétrations digitales. Le procès doit durer jusqu’à la mi-novembre.