Nice: Le gérant d’un pressing condamné après le décès d’une voisine imputé au perchloréthylène

JUGEMENT L’utilisation de ce solvant, classé parmi les composés chimiques cancérogènes probables pour l’homme, doit être interdite d’ici à 2022 en France…

F.Bi.

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Illustration d'un pressing
Illustration d'un pressing — Justin Sullivan afp.com

Pour la justice, le sort de José-Anne Bernard, morte d’un arrêt cardiaque le jour de Noël 2009, est donc lié à l’activité d’un pressing. Ce lundi, le tribunal correctionnel de Nice a condamné le gérant de la boutique au-dessus de laquelle vivait cette septuagénaire à un an de prison avec sursis pour homicide involontaire. Sa mort était imputable, selon ses proches, aux émanations de perchloréthylène, un solvant utilisé dans le commerce.

La société Bureau Véritas, chargée d’effectuer des vérifications dans le pressing, a également été condamnée à verser une amende de 100.000 euros. Le parquet de Nice avait requis 225.000 euros d’amende et 18 mois de prison avec sursis contre le propriétaire du pressing.

L’impression de se consumer « comme une chandelle »

José-Anne Bernard avait l’impression de se consumer « comme une chandelle », comme elle l’avait expliqué à ses proches, mettant en cause les émanations liées à l’activité de la boutique. La mise en examen était intervenue deux ans plus tard, après une plainte de sa famille, qui estimait que ce drame était survenu « pour une histoire de filtre et de coût. L’autopsie avait révélé des traces importantes de perchloréthylène.

Ce solvant, utilisé notamment dans les pressings pour dissoudre les graisses, est classé parmi les composés chimiques cancérogènes probables pour l’homme. Son utilisation doit être interdite en France d'ici à 2022.